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« Accablement », « effroi », « sidération ». Les premiers mots qui viennent à Olivier Savignac, victime et membre fondateur de l’association Parler et revivre, quand il repense au rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (Ciase), publié le 5 octobre 2021, sont particulièrement forts. Si le phénomène des violences sexuelles dans cette institution millénaire était connu, son étendue, elle, ne l’était pas : dans ses travaux, la commission Sauvé, du nom de l’ancien vice-président du Conseil d’Etat chargé de l’enquête Jean-Marc Sauvé, soulignait le caractère « systémique » de violences sexuelles qui auraient concerné 330 000 mineurs sur une période de soixante-dix ans.

Ces révélations ont provoqué un séisme qui devait permettre une prise de conscience générale de l’Eglise pour affronter ce qu’il est convenu de surnommer, depuis, la « crise des abus ». Pourtant, quatre ans plus tard, et à la lumière de décisions prises récemment par des évêques concernant des prêtres accusés d’abus sexuels, certains fidèles s’interrogent : l’Eglise de France a-t-elle bien compris ce qui lui était arrivé ?

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