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Pour l’ex-Ascometal, le quatrième redressement judiciaire traversé en onze ans sera celui de trop. Voilà ce qui ressort de l’audience tenue mercredi 12 novembre, au sein de la chambre commerciale du tribunal de Strasbourg. Elle visait à examiner dans le détail les deux seules candidatures à la reprise de ce groupe spécialisé dans les aciers spéciaux, rebaptisé « NovAsco » par le fonds de retournement britannique Greybull, qui lui a tourné le dos en début d’été, seulement un an après l’avoir repris.
Au dire de plusieurs observateurs, l’offre d’Europlasma n’a pas convaincu. Le fabricant landais de corps d’obus souhaitait reprendre les quatre sites : le Marais à Saint-Etienne, Custines (Meurthe-et-Moselle), Leffrinckoucke près de Dunkerque (Nord) et Hagondange (Moselle), mais en ne conservant que 75 des 441 emplois de ce dernier. Ce qui signifiait la fin de l’aciérie mosellane, dotée d’un four électrique, mais trop coûteuse à rénover. Et celle des grands bureaux de la holding. « Leur plan d’affaires n’est pas clair. Les financements ne sont pas là. Plus on fouille, plus on sent qu’on va vers une nouvelle galère avec Europlasma. Leurs dernières reprises d’entreprises n’inspirent pas confiance. On a assez donné », lâche dépité Yann Amadoro, secrétaire CGT du conseil social et économique (CSE).
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16 commentaires
Greybull a abandonné NovAsco trop vite. Est-ce que leur gestion était vraiment satisfaisante ?
Ils ont peut-être sous-estimé les défis du secteur.
Trois quarts des emplois menacés, c’est une véritable catastrophe pour les travailleurs et leurs familles.
Les régions touchées vont aussi subir un choc économique sérieux.
Une situation difficile pour NovAsco, surtout après un redressement judiciaire aussi rapide. Qui va reprendre les trois autres sites ?
Les travailleurs de Hagondange doivent être très inquiets.
Le marché des aciers spéciaux semble vraiment en difficulté ces temps-ci.
Les aciéries européennes ont du mal à rivaliser avec les coûts de production des pays émergents.
C’est une tendance générale dans l’industrie, pas seulement pour NovAsco.
Les employés de ce secteur méritent mieux. Où trouveront-ils des emplois similaires maintenant ?
La holding de NovAsco va disparaître ? C’est un signe de l’état critique de l’entreprise.
Oui, et cela montre que la structure globale est aussi fragilisée.
Europlasma ne semble pas avoir convaincu avec son offre. Mais qui d’autre aurait pu proposer quelque chose de mieux ?
La concurrence est faible dans ce secteur, c’est le problème.
Un four électrique mais trop coûteux à rénover, c’est paradoxal. Pourquoi ne pas investir pour moderniser ?
Peut-être que le coût dépasserait largement la rentabilité future.