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Propos racistes, défaut de commandement, absence de sanctions disciplinaires : cinq ans après le passage à tabac de Michel Zecler par des policiers à Paris, le 21 novembre 2020, la Défenseure des droits, Claire Hédon, rend publique sa décision, vendredi 7 novembre. Auprès du Monde, Mme Hédon déplore « des faits d’une extrême gravité, à la fois, pour la victime et pour l’image de la police, et la confiance qu’elle doit inspirer à la population ».
L’autorité administrative indépendante a enquêté pour analyser les violences dont le producteur de musique a été victime dans son studio. La scène, filmée par des caméras de surveillance, avait été révélée par le média Loopsider. Les équipes de la Défenseure des droits ont pu accéder aux enquêtes judiciaires et administratives confiées à l’inspection générale de la police nationale (IGPN).
L’objectif n’est pas le même que celui de la justice, puisque la Défenseure des droits s’intéresse aux éventuels manquements à la déontologie des forces de l’ordre. Pour autant, ses conclusions recoupent l’essentiel de celles des magistrats instructeurs, qui ont décidé, le 27 juin, de renvoyer les différents policiers impliqués devant le tribunal judiciaire pour l’un d’eux et devant la cour criminelle pour trois autres.
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16 commentaires
Cette décision est un rappel que le racisme institutionnel n’est pas un concept abstrait, mais une réalité concrète.
Et pourtant, certains préfèrent encore nier son existence.
Les manquements dans cette affaire sont tellement graves qu’ils remettent en cause la crédibilité des forces de l’ordre.
Il faut enfin passer de la parole aux actes pour rétablir la confiance perdue.
C’est exactement ce qu’on craignait : des violences impunies qui discréditent toute la profession.
La victime attend depuis cinq ans une justice digne de ce nom. Cette décision est un premier signe d’espoir.
Il était temps que l’institution reconnaisse officiellement ces dérives.
Cette décision de la Défenseure des droits est un pas important pour reconnaître les discriminations systémiques dans les forces de l’affaire Zecler.
Mais sera-t-elle suivie d’effets dans la pratique, ou restera-t-elle une condamnation symbolique ?
Espérons que cela conduira à des changements concrets dans la formation et le suivi des policiers.
Le caractère raciste retenu dans cette affaire montre que les violences policières ne sont pas qu’une question d’individus isolés.
C’est une réalité que beaucoup refusent encore d’admettre, hélas.
Cette affaire soulève des questions profondes sur la culture au sein de certaines unités de police.
Un sujet qui mérite une enquête approfondie et des réformes structurelles.
La Défenseure des droits a mis en lumière des dysfonctionnements systémiques qui ne peuvent plus être ignorés.
Ces conclusions devraient servir de leçon pour éviter que de tels actes se reproduisent.