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Le numérique peut-il être un allié de la transition écologique ? Oui, mais il faut « dépasser le mythe d’une unique solution numérique miracle », explique l’Agence de la transition écologique (Ademe), dans une étude publiée jeudi 6 novembre, portant sur le bilan de cinq dispositifs liés à la mobilité, à l’énergie ou à l’agriculture. « Les bénéfices environnementaux du numérique sont présents dans les cinq cas analysés, mais limités et fragiles », conclut l’agence. « Les résultats, plutôt positifs, appellent toutefois à la prudence, notamment en raison des effets rebonds potentiels », selon lesquels les gains peuvent être annulés par une hausse de l’usage, prévient encore l’Ademe.
L’analyse a son intérêt, alors que des géants du numérique présentent la tech et l’intelligence artificielle (IA) comme de possibles solutions au dérèglement climatique et qu’à l’inverse des ONG, comme le think tank The Shift Project, jugent insoutenable la trajectoire actuelle de hausse des émissions de CO2 des data centers.
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7 commentaires
L’étude de l’Ademe montre que le numérique n’est pas une panacée écologique. Il faut des approches complémentaires et moins technologiques.
Tout à fait. La sobriété numérique devrait être aussi prioritaire que l’innovation.
Intéressant d’évaluer l’impact réel des outils numériques sur l’écologie. Les effets rebonds mentionnés soulèvent des questions sur la pérennité des gains.
Exactement, c’est un point clé. Comment éviter que l’optimisation technologique ne conduise à une consommation accrue ?
Les géants du numérique surfent peut-être trop sur l’idée d’un ‘miracle technologique’ sans preuves concrètes.
Les bénéfices écologiques du numérique sont réels, mais fragiles. Comment stabiliser ces avancées ?
Cela nécessite une régulation stricte des usages, pas seulement des innovations techniques.