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Vingt-sept ans après son entrée en service, le lance-grenade Cougar, dont plusieurs milliers d’exemplaires équipent policiers et gendarmes, est devenu, au cours de la dernière décennie, essentiel à l’arsenal des forces de l’ordre.
Dans des enquêtes publiées le 5 novembre, Libération et Mediapart ont révélé des images témoignant d’utilisations non conformes et dangereuses de cette arme, le 25 mars 2023, lors d’une mobilisation écologiste contre une mégabassine à Sainte-Soline (Deux-Sèvres). Plusieurs de ces tirs ont engendré de très graves blessures. Censé être peu dangereux lorsqu’il est utilisé correctement, le Cougar est à l’origine, ces dernières années, de plusieurs mutilations et même d’un décès, celui d’une femme de 80 ans, Zineb Redouane, à Marseille, en 2018.
Les forces de l’ordre défendent toutefois avec vigueur son utilisation. « La police dispose de différents outils pour accomplir sa mission, le bâton, les lanceurs, les armes létales, etc. Le fait d’avoir des armes intermédiaires permet de ne pas recourir aux armes à feu », expose Vincent (les prénoms ont été changés), policier formateur aux techniques et à la sécurité en intervention.
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10 commentaires
Triste de constater que des outils censés être non dangereux causent tant de dommages. Quand la sécurité devient un danger, il faut repenser les méthodes.
Tout à fait d’accord. La sécurité publique ne devrait jamais être compromise par des erreurs de recours à la force.
Un article troublant sur l’utilisation controversée du lance-grenade Cougar. Ces incidents soulèvent des questions sur la formation et les protocoles des forces de l’ordre.
Effectivement, les images montrent des manquements graves. Une enquête approfondie est nécessaire pour éviter de nouvelles victimes.
Les arguments avancés par les forces de l’ordre sont compréhensibles, mais les faits leur donnent tort. Comment concilier cela ?
Cet article montre que les manifestations pacifiques peuvent dégénérer rapidement. Les deux parties ont leur part de responsabilité dans ces violences.
Les blessures graves montrent surtout un abus de moyens par les forces de l’ordre.
Une situation dramatique qui rappelle que chaque intervention doit être contrôlée. Les erreurs doivent être corrigées pour éviter de nouveaux drames.
Les polémiques autour du Cougar ne datent pas d’hier. Pourquoi ces problèmes persistent-ils après autant de temps ?
La résistance au changement parmi certaines unités pourrait expliquer ce maintien des mêmes pratiques.