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La première fois qu’Anne-Laure vit la station des Menuires, elle la trouva franchement laide. C’était le 7 février, la famille arrivait du Doubs pour une semaine de vacances au ski. Du béton armé, de grandes tours, peu d’arbres : un choc visuel à 1 800 mètres d’altitude. Jusque-là, Anne-Laure (les personnes citées par leur prénom ont souhaité rester anonymes) et sa famille avaient l’habitude de skier au Grand-Bornand (Haute-Savoie), près d’Annecy. Une station village de carte postale, bien plus basse, avec de jolis chalets alpins. « Mais la neige, c’était souvent de la soupe », dit cette contrôleuse de gestion. Cet hiver, pour 1 100 euros la semaine, elle a loué, avec son mari et son fils de 8 ans, un studio de 20 mètres carrés dans la station savoyarde, surnommée, à ses débuts, la « Sarcelles des neiges ».
Avec des forfaits à 409 euros les six jours, le budget pour les vacances de la famille de trois personnes dépasse 3 000 euros la semaine. « C’est plus cher que le Grand-Bornand et c’est moins charmant. Mais la neige est meilleure, le domaine aussi : on est ravis », conclut Anne-Laure. Même raisonnement pour Mélanie et Lionnel, cadres dans l’armée à Saint-Céré (Lot), qui séjournent pour la première fois aux Menuires. Ils skient presque tous les ans : « Cette année, notre critère numéro un, c’était l’altitude. Même si l’on vit plus près des Pyrénées, et qu’on a de la famille dans le Jura, on voulait être sûrs d’avoir de la bonne neige. »
Dans un contexte climatique de plus en plus incertain, les stations alpines les plus hautes, où la neige est davantage « garantie » qu’ailleurs, vivent leurs plus belles années. Les Menuires, Val-d’Isère, Avoriaz, Tignes, La Plagne, La Rosière… Dans ces stations, le village se situe déjà à 1 800 mètres d’altitude ou plus et les pistes peuvent monter jusqu’à 3 000 mètres. Les prix s’y envolent, les constructions se poursuivent, la clientèle afflue. Positionnant le ski comme une pratique toujours plus élitiste.
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17 commentaires
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