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Tignes (Savoie) avait déjà connu, en 1952, l’un de ces traumatismes qui marque une histoire locale : décidée depuis Paris, la construction de son barrage avait englouti tout un village condamné à se reconstruire plus haut, malgré la colère de la population. Tignes s’était relevée, en avait tiré sa devise, « Semper vivens », et avait rebondi avec la création de sa station de ski. Plus de soixante-dix ans après, l’année 2026 sera de nouveau celle d’un virage délicat pour la commune. Le 1er juin, la station ne fera plus appel à la Compagnie des Alpes (CDA) pour l’exploitation de son domaine skiable, une décision prise par la municipalité en 2024.
Au terme d’une délégation de service public confiée à la CDA pendant près de trente-sept ans, par l’intermédiaire de sa filiale STGM (Société des téléphériques de la Grande Motte), c’est une société publique locale nommée Altta (Alliance locale pour la transition des territoires d’altitude), qui officiera et qui gérera aussi le domaine de la petite station voisine de Sainte-Foy-Tarentaise (78 hectares de pistes, contre 10 000 pour l’ensemble du domaine de Tignes, relié à Val d’Isère, qui ne s’inscrit pas dans le projet). « C’est vrai que l’on peut faire un parallèle » entre les deux événements, admet aujourd’hui Olivier Duch, premier adjoint. Et c’est une révolution annoncée dans le monde de la montagne très observée aux alentours.
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13 commentaires
Intelligent d’inclure Sainte-Foy-Tarentaise dans ce projet. Cela pourrait renforcer leur coopération.
Reste à voir si les deux communes s’entendront vraiment sur la gestion commune.
Effectivement, la mutualisation des ressources est une bonne stratégie.
Une décision historique, mais qui ne manquera pas de créer des tensions avec les autres stations du secteur.
Quelles seront les premières conséquences concrètes pour les skieurs ? Les tarifs vont-ils augmenter ?
Un symbole fort de l’autonomie locale, même si la réussite dépendra de la qualité de la gestion d’Altta.
Intéressant de voir Tignes prendre le contrôle de sa propre station. On verra si cette autonomie profite à la commune sur le long terme.
C’est un pas important vers une gestion plus locale, même si les défis seront nombreux.
Une décision courageuse, mais sera-t-elle financièrement viable pour la commune ?
C’est la question que beaucoup se posent. L’avenir dira si cette indépendance paie.
Cette séparation rappelle les enjeux de développement durable dans les stations de ski. Elle pourrait inspirer d’autres communes.
La municipalité a-t-elle prévu des mesures pour soutenir les travailleurs de la CDA affectés par ce changement ?
Un tel changement risque d’être complexe à gérer. J’espère que la nouvelle société saura s’adapter rapidement.