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Au carrefour de la départementale, une banderole a été accrochée à une clôture : « Joigny cherche médecin ». Plus haut, sur la butte qui surplombe la vieille ville, c’est la grille d’une école qui est ornée d’un calicot proclamant « Non à la fermeture de classe ». Sous le soleil de décembre, Joigny semble charmante avec ses ruelles de maisons médiévales dominées par le château des comtes de Gondi et ses vignes en arrière-plan. Le décor cache pourtant une des villes parmi les plus touchées par la réforme de l’Etat.

L’ancienne sous-préfecture de l’Yonne a vécu en quinze ans un véritable plan social public en voyant la plupart de ses administrations nationales fermer leurs guichets. Un rapport du Sénat l’avait même désignée, en 2011, « ville martyre de la RGPD [révision générale des politiques publiques] ». De fait, la ville a perdu plus de 500 fonctionnaires. Une véritable saignée pour une commune de 9 000 habitants.

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