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« Selon que vous serez puissant ou misérable… » Chacun connaît l’adage et ses conséquences sur de multiples aspects de l’existence, depuis la taille du logement jusqu’au niveau d’éducation et aux loisirs des enfants. Sans surprise, les inégalités ont également des conséquences sur l’espérance de vie : plus un individu est aisé, plus il peut espérer vivre longtemps. Cet écart entre riches et pauvres, frappant, s’est encore accru depuis 2012, constate l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dans une note publiée lundi 15 décembre.

Un homme modeste a ainsi sept fois plus de risques de décéder dans l’année de son 50e anniversaire qu’un homme aisé. Chez les femmes, qui vivent en moyenne plus longtemps que les hommes, c’est à 65 ans que l’écart entre les catégories sociales est le plus fort : les plus modestes ont six fois plus de risques que les plus aisées de décéder dans l’année. Si l’on compare l’espérance de vie des femmes appartenant aux 5 % les plus riches de la population aux hommes issus des 5 % les plus modestes – les deux extrêmes, en somme –, les premières peuvent vivre jusqu’à 88,7 ans, soit dix-sept années de plus que les seconds, qui ne peuvent guère se projeter au-delà de 72 ans.

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12 commentaires

  1. Ces chiffres sont frappants, mais pas surprenants. L’accès aux soins, à la nourriture et à un environnement sain fait toute la différence.

  2. Claire W. Durand le

    Le fait que l’écart se soit creusé depuis 2012 montre que les choses vont dans le mauvais sens. Est-ce lié à la crise économique ?

  3. Découvrir qu’on peut avoir 17 ans d’écart d’espérance de vie en fonction de sa position sociale est choquant. Comment inverser cette tendance ?

  4. Ces chiffres montrent à quel point la santé est un privilège dans notre société. Il faut repenser notre système pour garantir l’équité.

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