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« La précarité arrive à grands pas », confie Marion. Cette femme de 56 ans (qui n’a pas souhaité donner son nom de famille), DRH, a été licenciée au début de 2025 et peine depuis à retrouver du travail. Ses revenus étaient auparavant confortables, et pourtant, après une parenthèse passée dans le sud de la France au moment de la pandémie de Covid-19, elle doit « se rabattre sur un logement meublé, avec un loyer élevé », lorsqu’elle revient en région parisienne, faute de trouver une location classique.
« Aujourd’hui, 56 % de mes indemnités de France Travail passent dans le loyer de mon logement, le reste est à peine suffisant pour le paiement des charges et des besoins essentiels : le téléphone, Internet, la mutuelle, la nourriture, etc., explique-t-elle. Au chômage, sans bulletin de paie, je suis coincée : je ne peux pas rechercher un autre logement. Les propriétaires prennent des assurances contre les loyers impayés, et ces assureurs exigent des garanties et notamment un CDI. »
La difficulté à se loger touche aujourd’hui toutes les catégories sociales, et plus seulement les populations précaires. La crise est si profonde qu’elle concerne tous les âges, les étudiants, les jeunes ménages, les familles qui aimeraient s’agrandir, jusqu’aux seniors. Si les territoires les plus attractifs – métropoles, villes étudiantes et zones touristiques – se retrouvent en première ligne, la question du logement abordable se pose désormais dans une large part du pays.
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22 commentaires
La situation décrite est inquiétante. La crise du logement semble toucher toutes les couches sociales, pas seulement les plus précaires.
C’est vrai, même les personnes avec des revenus corrects ont du mal à se loger.
Les propriétaires deviennent trop méfiants, mais c’est compréhensible avec la hausse des impayés.
56% des indemnités pour le loyer, c’est énormément. Comment survivre avec le reste ?
Les loyers meublés sont souvent plus chers, mais c’est parfois la seule option.
C’est le coût de la vie en région parisienne. C’est vraiment de plus en plus difficile.
Les propriétaires sont trop exigeants avec les garanties. Il faut plus de confiance.
Mais ils ont aussi peur des impayés. C’est un équilibre difficile.
Le gouvernement devrait mettre en place des aides plus adaptées pour les chômeurs en difficulté.
Cela devrait être une priorité, surtout avec la hausse des coûts.
C’est triste de voir que même avec une expérience professionnelle, on peut se retrouver dans cette situation.
Le marché du travail et celui du logement sont vraiment en crise.
La région parisienne est vraiment disproportionnée. Pourquoi ne pas chercher ailleurs ?
Parce que les emplois sont là-bas, mais c’est un cercle vicieux.
Les jeunes qui commencent leur vie professionnelle sont les plus vulnérables dans cette situation.
Et les étudiants en formation ? Ils doivent aussi trouver des solutions.
La crise du logement est un véritable enjeu social. Des solutions doivent être trouvées rapidement.
Totalement d’accord. Les jeunes et les retraités sont aussi touchés.
Les assurances pour les loyers impayés sont un problème. Elles excluent ceux qui en ont le plus besoin.
Cela montre un vrai manque de flexibilité dans le système.
Cette crise montre à quel point il est important d’avoir un filet de sécurité sociale.
Tout à fait. Les victimes de cette situation méritent plus de soutien.