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Ensemble, la droite et l’extrême droite européennes ont fait tomber un totem, jeudi 13 novembre. Elles se sont alliées au Parlement européen pour vider de sa substance la directive sur le devoir de vigilance des entreprises. Si cette majorité avait déjà montré ses muscles, elle s’était jusqu’ici contentée de le faire, pour l’essentiel, sur des textes non contraignants.

Cette fois, le Parti populaire européen (PPE) a, de manière aussi réfléchie qu’assumée, passé le cap et œuvré avec les nationalistes de tous horizons – du Rassemblement national (RN) français à Fratelli d’Italia, le parti post-fasciste italien, en passant par le Fidesz hongrois – pour arriver à ses fins.

Par 382 voix contre 249, le Parlement européen a largement réduit le nombre d’entreprises concernées par cette loi qui les oblige à prévenir les violations de droits humains (travail des enfants, travail forcé, sécurité…) comme les dommages environnementaux tout au long de leurs chaînes de valeur. Elles doivent désormais compter plus de 5 000 salariés (contre 1 000) et afficher un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros (contre 450 millions).

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13 commentaires

  1. Quelles seront les conséquences concrètes pour les industries extractives comme l’uranium ou le lithium, qui dépendent fortement de la main-d’œuvre locale ?

  2. Un recul significatif pour la protection des droits humains et de l’environnement, surtout dans l’industrie minière qui a dû s’adapter à ces obligations.

    • Camille U. Martin le

      Effectivement, les exigences plus strictes ont permis de réduire les abus dans les chaînes d’approvisionnement, mais moins de prospecteurs seront assujettis maintenant.

    • Antoine S. Moreau le

      Justement, les contraintes financières sont plus lourdes pour les petits joueurs, ceci va accentuer les inégalités sur le marché.

  3. Un vote politique plutôt qu’éthique, qui montre une fracture au sein de l’Europe face aux enjeux sociaux et environnementaux.

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