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Avant la fin de l’année, la famille Peugeot doit prendre une décision majeure : choisir son représentant au conseil d’administration de Stellantis, un poste occupé aujourd’hui par Robert Peugeot, dont le mandat arrivera à échéance lors de la prochaine assemblée générale. Elle est le deuxième actionnaire du groupe automobile constitué en 2021 de la fusion entre PSA, l’entreprise familiale, et Fiat-Chrysler (FCA).
Le constructeur aux quatorze marques automobiles (Peugeot, Citroën, Fiat, Chrysler, mais aussi DS, Opel, Vauxhall, Jeep, Ram, Dodge, Alfa Romeo, Lancia, Abarth, Maserati) a été construit sur un subtil équilibre actionnarial : côté français, les Peugeot (7,74 % du capital selon le dernier rapport annuel), la banque publique d’investissement Bpifrance (6,65 %) et les salariés ; côté italien, Exor, la holding de la famille Agnelli, qui a fondé Fiat, avec 15,52 %.
Cette parité franco-italienne s’était retrouvée à la tête de l’entreprise : John Elkann, le petit-fils de Gianni Agnelli, avait été nommé président exécutif, Robert Peugeot, vice-président non exécutif, et Carlos Tavares, qui venait de PSA, directeur général. Le départ précipité de ce dernier, en 2024, a remis en cause cette architecture et a entraîné une concentration des pouvoirs entre les mains des anciens de Fiat-Chrysler. Au point que certains, dans la famille Peugeot, s’inquiètent de voir leur nom et leur influence disparaître au profit du camp italien. Une inquiétude partagée par un grand nombre de cadres du groupe, notamment ceux représentés par la CFE-CGC.
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17 commentaires
Stellantis est construit sur un équilibre fragile. Cette situation risque-t-elle de tout déséquilibrer?
L’équilibre est délicat, mais les deux côtés ont trop à perdre pour tout bouleverser.
Robert Peugeot quitte le conseil, mais quel impact aura ce départ sur les relations franco-italiennes au sein du groupe?
Cela pourrait créer un vide à combler, surtout avec Exor qui détient une part plus importante.
Intéressant de voir les tensions autour de la présidence de Stellantis. Comment cela pourrait-il impacter les futurs modèles électriques?
Les actionnaires vont-ils pousser vers plus d’autonomietechnologique en Europe?
Les stratégies électriques étaient déjà en place, mais les changements internes pourraient ralentir ou influencer certaines décisions.
Stellantis est un géant automobile, mais cette querelle familiale pourrait-elle affecter sa stabilité financière?
À ce stade, c’est surtout une bataille de pouvoir, mais les marchés surveillent de près.
Carlos Tavares a quitté Stellantis, un signe que les tensions prennent de l’ampleur?
Son départ brutal semble indiquer des désaccords profonds.
La rivalité entre les Peugeot et les Agnelli remonte à la création de Stellantis. Pourquoi cette rivalité persiste-t-elle avec tanto d’intensité?
Chaque famille défend ses intérêts historiques et industriels, ce qui crée des frictions inévitables.
La famille Peugeot doit choisir son représentant. Sera-ce une décision unanime ou divisera-t-elle encore plus les actionnaires?
Les divisions internes pourraient se renforcer si la décision n’est pas claire.
Exor détient une part plus importante, mais les Peugeot restent influents. Qui finira par contrôler Stellantis?
La bataille est loin d’être finie, les deux camps ont des atouts à jouer.