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Un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté en Ariège, où il s’agit du deuxième foyer de cette maladie, selon un bilan actualisé, vendredi 2 janvier, sur le site du ministère de l’agriculture.
« C’est un troupeau de l’est de l’Ariège, qui était vacciné depuis une quinzaine de jours, et qui va être abattu » vendredi à Léran, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture de l’Ariège.
Ce troupeau de 113 vaches était vacciné, comme la totalité du cheptel de l’Ariège. Le ministère précise qu’un « animal vacciné est protégé à partir de vingt et un jours après l’injection d’une dose de vaccin » et que la maladie peut circuler à bas bruit dans un troupeau avant que des symptômes soient visibles. Depuis l’apparition du premier cas de DNC, en Savoie cet été, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en s’appuyant sur « trois piliers » : l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements. Ce nouveau cas fait passer à 116 le nombre national officiel de foyers détectés depuis l’apparition de la maladie.
Environ 70 % du cheptel vacciné
Les éleveurs de l’élevage concerné ont accepté le protocole et « ne veulent pas de blocage chez eux », a précisé Angel Alegre, coporte-parole de la Confédération paysanne du département, qui organise vendredi un rassemblement à une vingtaine de kilomètres de l’exploitation touchée pour « informer l’Etat qu’[ils] ne se [laisseront] pas faire, pas abattre ».
« C’est assez simple pour l’Etat, de faire non pas machine arrière, mais machine avant » en faisant évoluer le protocole pour éviter l’abattage total des troupeaux, estime-t-il, tout en admettant ne pas attendre « grand-chose » sur le sujet, lors des rencontres entre syndicats et gouvernement prévues à partir de lundi. « Après vaccination, il faudrait qu’à un moment on passe à un abattage sélectif. Qu’on donne une chance aux vaches immunisées », a déclaré, pour sa part, Philippe Lacube.
Dans les dix départements du Sud-Ouest, « 68,6 % du cheptel », soit 495 602 bovins, ont été vaccinés contre cette maladie, selon un bilan du ministère de l’agriculture, actualisé au 1er janvier. Une zone n’est considérée comme vaccinée, selon la réglementation européenne, que lorsque 95 % des élevages représentant 75 % des bêtes de la zone ont été vaccinés : un seuil atteint dans les départements de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales.








11 commentaires
Avec 70% du cheptel vacciné, on pourrait espérer une meilleure résistance. Pourquoi ce cas est-il survenu alors que le troupeau était protégé ?
La durée d’efficacité du vaccin est précise. Peut-être que le délai entre la vaccination et l’exposition a joué un rôle.
La DNC semble difficile à maîtriser. Pourquoi la maladie n’est-elle pas plus rapidement détectable dans les troupeaux ?
La période d’incubation et la manifestation tardive des symptômes compliquent effectivement la détection précoce.
L’abattage systématique semble une mesure radicale, mais nécessaire pour contenir l’épidémie. Espérons que cela freinera la propagation du virus.
C’est effectivement un choix difficile, mais peut-être le seul possible pour éviter une contamination généralisée.
C’est inquiétant de voir un nouveau cas de DNC en Ariège, surtout alors que le troupeau était vacciné. Les autorités doivent agir rapidement pour éviter une propagation plus large.
Effectivement, cela montre que la vaccination seule ne suffit pas. Des mesures complémentaires semblent nécessaires.
La maladie semble circuler rapidement malgré les protocoles. Comment les autorités prévoient-elles de renforcer les contrôles ?
Avec 116 foyers détectés, la situation devient alarmante. Quel impact cela aura-t-il sur la production laitière et la viande bovine en France ?
Les conséquences économiques pourraient être lourdes, surtout si la maladie se propage davantage dans les élevages.