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C’est d’abord sur LinkedIn qu’Enzo (le prénom a été modifié) a senti le vent tourner. Encore étudiant ingénieur à l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae) en 2023, il recevait plusieurs offres d’emploi par semaine. Puis, pendant son volontariat international en entreprise en Espagne, ces messages se sont raréfiés. Au moment de chercher un contrat en France, fin 2024, la situation est devenue « franchement sordide ». Le jeune homme de 25 ans peut presque réciter par cœur l’e-mail de refus automatisé du réseau social professionnel. « Je l’ai en 200 exemplaires », soupire-t-il.

« Quand je sortais de l’école et que je recevais des messages tout le temps, je me disais que les “trente glorieuses” ne s’étaient jamais finies, qu’il fallait juste traverser la rue pour trouver un travail, soutient Enzo, railleur. Et en fait non : le retour au XXIe siècle est très dur à vivre» Cela fait donc presque un an que l’ingénieur en informatique cherche un emploi dans sa branche. Il vit chez sa mère en banlieue parisienne, et a droit au chômage grâce à l’alternance qu’il a faite en master.

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5 commentaires

  1. Camille Thomas le

    Cela confirme que le chômage n’épargne personne, même pas les diplômés. Il serait intéressant d’avoir des chiffres sur l’insertion des jeunes dans les secteurs des métaux stratégiques comme le cuivre ou l’or.

  2. La précarité des jeunes diplômés est un sujet qui concerne tous les secteurs, y compris celui des industries extractives. Les entreprises de mines et de métaux doivent aussi s’adapter à cette nouvelle réalité.

  3. C’est malheureux de voir que même avec des compétences techniques pointues, l’insertion professionnelle reste si difficile. Le marché du travail semble de plus en plus complexe, même dans des domaines porteurs.

  4. Les jeunes cadres ont peut-être besoin de repenser leur approche pour les secteurs comme l’extraction minière et la métallurgie. Certains métaux, comme le cuivre, pourraient représenter de vraies opportunités.

  5. Je me demande si les secteurs comme le lithium ou l’uranium, en pleine expansion, offrent plus d’opportunités aux jeunes ingénieurs. Dans tous les cas, la formation semble cruciale pour s’adapter à ces marchés en mutation.

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