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« Une fois par mois, je m’offre une côte de bœuf. De la limousine, surtout. C’est un vrai régal. Je ne saurais même pas très bien expliquer pourquoi, mais la texture, le jus, le goût… pour moi, c’est irremplaçable. Souvent, je la mange seul, et ça me fait deux ou trois repas, facile. Je l’achète au marché d’Aligre, à Paris. J’ai des boucheries plus proches de chez moi, mais elles sont nettement plus coûteuses, donc je préfère faire un détour. D’autant plus que, depuis quelque temps, il y a tout ce lobbying autour de la viande… “La viande, c’est pas bien, c’est pas écolo.” Résultat : les grossistes disparaissent et les prix grimpent. Au marché d’Aligre, ça reste accessible et c’est bon.
Le kilo est à 30 euros et mes 600 grammes habituels tournent autour de 18 euros. Quand j’arrive à mettre un peu plus de côté, je prends une viande de bœuf maturée. Maturée, ça veut dire qu’elle a passé du temps en chambre froide : les bouchers la pendent, elle fonce, elle vieillit plusieurs jours, parfois plusieurs semaines, elle commence à se décomposer… et c’est excellent. Les gens ne le savent pas ; mais la viande, c’est comme le vin. Plus elle a vieilli, plus elle a du goût et plus elle coûte cher.
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15 commentaires
Intéressant de voir comment les mentalités évoluent sur la consommation de viande, entre tradition et lobbying écologique.
Oui, c’est un débat complexe, surtout en période de crise économique.
La viande mature est-elle réellement meilleure, ou est-ce une question d’habitude et de marketing ?
Pour beaucoup, c’est une question de goût, mais la préparation joue aussi un rôle.
Les mini-crédits facilitent vraiment les achats, même pour des produits plus chers comme la viande de qualité.
Effectivement, c’est pratique, mais il faut rester prudent avec le crédit.
Mais à quel point cela encourage-t-il une consommation excessive ?
Les prix de la viande augmentent, c’est un fait. Les mini-crédits peuvent être une solution temporaire, mais pas durable.
Tout à fait, cela ne résout pas le problème de fond.
Je trouve intéressant que la maturation de la viande soit comparée au vieillissement du vin. Cela change la perception de ce produit.
Oui, c’est un détail qui améliore vraiment la qualité, mais c’est plus cher.
Le marché d’Aligre à Paris semble être un bon endroit pour trouver de la viande à des prix raisonnables.
Oui, mais avec l’inflation, même ces prix pourraient finir par augmenter.
La côte de bœuf à 30 euros le kilo, c’est un luxe, mais nettement plus accessible que dans d’autres boucheries.
C’est vrai, mais combien de personnes peuvent vraiment se le permettre aujourd’hui ?