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Quatre braqueurs ont été condamnés jeudi 6 novembre à des peines de réclusion criminelle de dix à vingt ans pour le vol à main armée en mars 2015 de deux fourgons de convoyage de fonds à Avallon (Yonne) − l’un des plus importants du siècle. La cour d’assises de Paris, qui examinait ce dossier depuis la mi-octobre, a condamné le plus lourdement Bernard Beaucorny et Jean-Charles Perinetti, tous les deux en fuite, respectivement à quinze et vingt ans de réclusion.
Les deux autres membres du commando, Jean-Claude Belmondo et Belaïd Saker, ont été condamnés à dix ans de réclusion, une peine largement inférieure aux dix-huit ans, avec période de sûreté de douze ans, réclamés lundi par le parquet.
Cette attaque nocturne contre deux fourgons de convoyage de fonds avait été commise sur une aire d’autoroute de Bourgogne par un commando d’une dizaine de malfaiteurs lourdement armés, déterminés et parfaitement renseignés, repartis avec plus de 9 millions d’euros de bijoux, montres de luxe et pierres précieuses.
Une « organisation millimétrée »
La majeure partie de ce butin n’a jamais été retrouvée. Il a « été probablement recelé dans les jours suivant le braquage » en Belgique, avait estimé l’avocate générale Edith Launay. « Ce n’est clairement pas une équipe de bras cassés qui commet ce type de braquages », avait-elle relevé, décrivant des « malfaiteurs aguerris » qui ont fait montre d’une « organisation millimétrée » lors d’une attaque « qui a duré 22 minutes en tout ».
Parmi les membres présumés du commando, Belmondo, 60 ans, Saker, 58 ans, et Perinetti, 56 ans, ont déjà été condamnés par le passé pour des faits relevant du banditisme. Beaucorny, 40 ans, est le seul dont la présence sur les lieux de l’attaque est attestée par un élément matériel : son ADN avait été relevé près des deux fourgons incendiés après le braquage dans la capitale bourguignonne.
Neuf autres hommes comparaissaient pour des actes préparatoires à des attaques en projet. A l’exception de l’un d’entre eux qui a été acquitté, ils ont été condamnés à des peines de quatre à cinq ans, en partie assortie du sursis, et dont la partie ferme est aménageable.
Parmi eux, deux anciens convoyeurs, reconnus coupables d’avoir fourni des renseignements, ont été condamnés à trois ans dont deux avec sursis pour l’un, quatre ans dont trois avec sursis pour l’autre. A l’exception de Belmondo et Saker, tous sont ressortis libres de la cour d’assises.










10 commentaires
Un casse bien organisé, mais comment ont-ils pu récupérer autant de butin sans laisser de trace ?
Ils ont profité de la nuit et de l’effet de surprise.
Un braquage aussi important et seulement 4 condamnés ?
Ces peines sont-elles suffisantes compte tenu de l’ampleur du casse ?
On parle de bijoux et de montres de luxe, mais personne ne sait vraiment les utiliser.
Incroyable la somme dérobée ! Mais où sont passées les pierres précieuses ?
C’est le mystère qui reste entier.
Pire, la majeure partie n’a jamais été retrouvée !
Pourquoi la Belgique ? À cause de la facilité de revente ou d’autres raisons ?
Vingt ans de réclusion pour un tel braquage, c’est cohérent avec la gravité des faits.