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La famille de la lycéenne de 17 ans, Camélia, qui s’est donné la mort le 13 janvier à Mitry-Mory (Seine-et-Marne), a porté plainte et sera prochainement entendue dans le cadre des enquêtes ouvertes après le suicide de l’adolescente, a annoncé mardi 20 janvier le procureur de Meaux. Au lendemain de la mort de Camélia, deux enquêtes ont été ouvertes, dont l’une pour « harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider ».
Dans un communiqué de presse, le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, appelle « solennellement à la plus grande prudence dans l’expression publique et la mise en cause médiatique de personnes, notamment le proviseur » du lycée où était scolarisée l’adolescente à Mitry-Mory. Il insiste sur le « panorama très complexe des interactions entre les lycéens et lycéennes concernés ou susceptibles de l’être ».
Dans une interview accordée au quotidien Le Parisien, lundi, un oncle de la victime a mis en cause l’attitude qu’aurait eue le proviseur lors d’une entrevue avec l’adolescente et a demandé « au moins qu’on le mette à l’écart ». L’oncle affirme que l’après-midi même du drame, le proviseur − qui avait déjà entendu la lycéenne et des élèves de sa classe la veille − avait reconvoqué Camélia « sans prévenir » sa famille.
Comportement altéré
« Là, il lui aurait fait porter une partie de la responsabilité de la situation, ce qui est hallucinant. En sortant, Camélia écrit : “Il a dit que j’aurai une sanction disciplinaire (…) que je me victimise” », ajoute-t-il. La lycéenne est morte dans l’après-midi, à la gare du RER B de Villeparisis - Mitry-le-Neuf. Mardi, le procureur a par ailleurs fait savoir que les proches de Camélia « n’ont pas expressément précisé » le nom de personnes visées par leur plainte.
Selon l’oncle de Camélia, le comportement de l’adolescente « avait changé : elle ne mangeait plus, elle était anxieuse, avait des problèmes de sommeil… », a-t-il rapporté au journal Le Parisien. « Camélia disait qu’il y avait des rumeurs sur elle (…) qu’elle était l’objet de brimades, surtout dans la classe et dans les couloirs. C’étaient des moqueries sur son attitude, son physique », a déclaré cet oncle, mettant en cause des filles, ainsi qu’« un effet de meute ».









