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A Toulouse, le blocage de la ville prévu mercredi 7 janvier par les organisations syndicales s’est rapidement réduit à celui des principaux péages autoroutiers et à quelques routes nationales ou départementales. En début de semaine, le préfet de région Occitanie, Pierre-André Durand, avait, en effet, interdit les manifestations et blocages, pour la première fois depuis le début de la crise en décembre 2025.
Lundi, par arrêté zonal, la préfecture avait interdit « toute circulation de tracteurs sur les axes structurants concernant l’ensemble des départements de la région Occitanie, afin de prévenir tout risque de troubles à l’ordre public. » Ces interdictions avaient été étendues à l’ensemble des routes de Haute-Garonne, mercredi.
En provenance de plusieurs départements, dont principalement le Gers, l’Ariège ou l’Aude, les colonnes de tracteurs ont trouvé sur leurs routes d’importants dispositifs de gendarmes ou de CRS. Aux quatre points cardinaux de la ville, les blindés Centaure de la gendarmerie, accompagnés de compagnies de CRS, avaient barré, dès le milieu de la nuit, les axes autoroutiers de l’A68, A61, A64.
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12 commentaires
Les interdictions de manifester montrent un manque de dialogue avec les agriculteurs. Comment les pouvoirs publics envisagent-ils de solutionner cette crise ?
Ces manifestations rappellent les blocages des années 90. Le gouvernement a-t-il tiré des leçons du passé ?
Les méthodes restent les mêmes : réprimer plutôt que négocier.
Les interdictions d’itinéraires par les gendarmes et les CRS semblent disproportionnées. Les agriculteurs méritent d’être entendus.
La crise agricole est un échec de la politique gouvernementale. Combien de démobilisations avant que cela débouche sur un changement ?
Les blocages à Toulouse rappellent la crise agricole que nous traversons depuis des mois. Les mesures du gouvernement semblent inefficaces.
Les agriculteurs ont l’impression que leurs efforts n’ont pas de limites. Qu’en pensez-vous ?
La mobilisation des agriculteurs à Toulouse montre une fois de plus les tensions profondes dans le secteur. Les interdictions de manifester ne feront qu’exacerber le problème.
Pourquoi lespréfectures agissent-elles ainsi au lieu d’écouter les revendications?
Les autorités ont peut-être voulu éviter des blocages, mais cela ne résout pas les questions de fond.
La situation devient de plus en plus tendue. Les victoires symboliques du mouvement paysan restent cependant très limitées.
Les blocages ne changent pas la donne, mais ils attirent l’attention médiatique.