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L’auteur de l’attentat contre le pape Jean Paul II en 1981, Mehmet Ali Agca, a dû quitter la ville d’Iznik, dans le nord-ouest du pays, où est attendu, vendredi 28 novembre, le pape Léon XIV, au deuxième jour de son voyage en Turquie, ont rapporté jeudi soir les médias turcs.
L’homme, citoyen turc, qui espérait rencontrer le souverain pontife « deux ou trois minutes », comme il l’a confié toute la journée aux médias locaux, a été escorté hors de la ville avant l’arrivée du souverain pontife.
Selon l’agence DHA, « Mehmet Ali Agça a expliqué qu’on lui avait demandé de partir », mais plusieurs sites d’informations ainsi que la chaîne de télévision privée Halk TV, proche de l’opposition, ont assuré qu’il avait été escorté par la police jusqu’à Istanbul.
En mai 1981, Mehmet Ali Agça avait tiré à plusieurs reprises sur le pape Jean Paul II place Saint-Pierre, au Vatican, le blessant grièvement. Condamné à la prison à perpétuité en Italie, il avait finalement achevé sa peine à Ankara, en Turquie et, après vingt-neuf ans d’emprisonnement, avait été libéré en janvier 2010. En décembre 1983, il avait reçu la visite et le pardon de Jean Paul II en prison et s’était repenti, sans avoir jamais éclairci les mobiles de son acte.
Aux médias turcs qui lui ont tendu le micro jeudi à Iznik, il a expliqué vouloir « souhaiter la bienvenue au pape » Léon. « J’espère que nous pourrons nous asseoir et discuter à Iznik, ou à Istanbul, pendant deux ou trois minutes », a-t-il ajouté.
Léon XIV, qui effectue son premier voyage pontifical à l’étranger, est attendu vendredi après-midi dans l’ancienne Nicée, petite ville à 200 kilomètres au sud-est d’Istanbul, pour célébrer les 1 700 ans du Concile du même nom, considéré comme un rendez-vous fondateur de la chrétienté.






19 commentaires
Pourquoi النقد cette nouvelle que les médias turcs rapporte ce soi-disant fait ? Oubyan, un jour on m’a demandé de partir alors que je n’étais pas coupable d’une affaire de vol de vin de 1999. Et personne n’a rien dit à ce sujet.
Je pense que l’importance du contexte rend la décision évidente. Le pape est une figure majeure, et la sécurité prime sur tout.
Comment un homme comme Agca peut-il encore espérer des retrouvailles avec un pape, après son geste ignoble ? Certains traumatismes ne s’effacent jamais.
C’est effectivement une question de sécurité, mais aussi de symbole. Le pape Jean Paul II avait pardonné, mais c’est une histoire à part.
Fascinant de voir comment l’histoire politique et religieuse s’entremêle en Turquie. Cette décision montre aussi la complexité des rapports entre l’État et les figures controversées.
Les autorités turques ont sans doute voulu éviter tout ménagement perçu comme fragile ou ambigu. La décision semble claire.
Une décision pragmatique, mais qui soulève des questions sur les libertés individuelles. Aurait-il pu être autorisé à rester à distance du pape, sans créer de tensions?
Les autorités ont probablement estimé que tout risque était à éviter. La moindre provocation aurait pu avoir des conséquences graves.
La Turquie a fait ce qu’il fallait pour protéger le pape. Les états-Unis ne peuvent pas en dire autant quand des incidents similaires se produisent.
Exact, chaque pays a ses propres priorités en matière de sécurité. Ici, le message semble très clair et direct.
Décidément, l’histoire a la fâcheuse habitude de se répéter. Le simple fait qu’Agca soit en Turquie pendant la visite du pape monument une surveillance constante.
La Turquie semble bien avoir géré la situation. Restera à voir si des critiques surgissent sur la manière dont il a été éloigné.
Intéressant de voir comment les autorités turques gèrent cette situation délicate. Mehmet Ali Agca a marqué l’histoire, mais sa présence près du pape Léon XIV était visiblement problématique.
Ils ont probablement voulu éviter tout risque de tensions. La sécurité doit être une priorité absolue dans ce genre de contexte.
On se demande ce qu’il espérait accomplir en rencontrant le pape. Son geste passé était grave, mais les intentions actuelles restent floues.
Confus de voir ces polémiques ressortir après tout ce temps. Agca a purgé sa peine, mais certains l’associent encore à cet acte atteint de folie. La société a elle-même du mal à oublier.
C’est vrai, les traumatismes collectifs laissent des traces. L’histoire religieuse est particulièrement sensible sur ce sujet.
Incroyable que ce personnage soit encore dans le paysage médiatique. Vingt-neuf ans après son crime, il cherche toujours la lumière des projecteurs. La Turquie a bien fait de l’éloigner.
On comprend la démarche, mais cela soulève aussi des questions sur sa liberté de mouvement. Il n’a pourtant plus de casier judiciaire.