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Les vidéos sont impressionnantes. Sur l’une d’elles, on y voit Thibault Anselmet, le torse penché vers l’avant, avaler une prairie à grandes enjambées. Sur une autre, il pique un sprint à skis sur des pentes enneigées. Les images, publiées par le skieur de Bonneval-sur-Arc (Savoie) sur ses réseaux sociaux, semblent accélérées, tant la fréquence de ses foulées est rapide.
Jeudi 19 février, Thibault Anselmet a fait preuve de la même vélocité sur le bas du Stelvio, la piste de Bormio (Italie). Pour les grands débuts du ski-alpinisme aux Jeux olympiques (JO), le Savoyard s’est offert le bronze dans l’épreuve du sprint, quelques minutes seulement après l’argent décroché par sa compatriote Emily Harrop sur le même format. Le grand favori, l’Espagnol Oriol Cardona Coll (31 ans), a remporté l’or olympique, devant Nikita Filippov (23 ans) qui, sous bannière neutre, offre à la Russie sa première médaille en Italie.
« Ce n’est pas la plus belle des médailles, a reconnu Thibault Anselmet après la course. J’avais la possibilité d’aller la chercher au vu de mes résultats précédents. J’ai fait des erreurs que je ne fais pas d’habitude, mais au final je suis content, c’est une médaille importante pour moi. » Cette troisième place, le Français l’a arrachée au bout de l’effort. Et sous d’abondantes chutes de neige, tombées sans discontinuer depuis la matinée, qui n’ont pas refroidi le public, plus enthousiaste que celui du ski alpin.
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