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Laver Cup, Ultimate Tennis Showdown (UTS), Six Kings Slam… Depuis quelques années, le calendrier traditionnel du tennis est concurrencé par la multiplication des exhibitions. Des rendez-vous aux enjeux sportifs moindres, mais tellement lucratifs qu’ils sont difficiles à décliner. Quand l’Italien Jannik Sinner a remporté, samedi 18 octobre, la deuxième édition du Six Kings Slam, après trois matchs disputés au meilleur des trois sets, il est reparti d’Arabie saoudite avec 7,5 millions de dollars (environ 6,5 millions d’euros) et une raquette recouverte d’or, évaluée à 250 000 dollars, en guise de trophée. C’est bien plus que pour une levée du Grand Chelem. A titre de comparaison, quand l’Espagnol Carlos Alcaraz a gagné l’US Open – le Majeur le mieux doté –, il n’a empoché « que » 5 millions d’euros. Le tout après quinze jours d’effort et sept rencontres d’une compétition se jouant, cette fois, au meilleur des cinq manches.
Même sans la moindre victoire à Riyad, les joueurs touchent le pactole. Arrivé dans le royaume wahhabite avec une épaule douloureuse, Alexander Zverev a passé moins d’une heure sur le court, éliminé d’entrée par l’Américain Taylor Fritz. Cependant, l’Allemand, comme les cinq autres participants au tournoi, a reçu une prime d’engagement de 1,5 million de dollars. Soit, dans son cas, 14 851 dollars par point joué.
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4 commentaires
Ces tournois offrent une opportunité de revenus supplémentaires, mais à quel prix pour l’intégrité du sport ?
L’annonce de ces sommes met en lumière les déséquilibres financiers dans le tennis professionnel.
Incroyable que Sinner gagne autant pour un tournoi non officiel. L’argent change-t-il les priorités du sport ?
Les tournois d’exhibition gagnent en popularité, mais est-ce vraiment une bonne chose pour le tennis traditionnel ?