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Avec plus de 386 millions d’hectares de végétation partie en cendres d’après Our World in data, l’année 2025 se situe plutôt dans la fourchette basse des superficies brûlées sur une année dans le monde depuis 2012. Ce bon chiffre, en partie dû à la baisse des brûlis en Afrique, masque toutefois l’extrême puissance des feux qui ont touché l’Amérique, l’Asie, l’Europe et l’Australie.

2025 restera ainsi une année noire pour le Canada avec la destruction de 7,7 millions d’hectares de végétation par plus de 6 000 incendies. D’avril à octobre, les sinistres, partis de Colombie-Britannique et d’Alberta, ont gagné les territoires du Nord-Ouest, continuant pour certains à se consumer jusqu’en novembre. Entre mai et début septembre, période la plus critique, plusieurs Etats ont flambé en même temps, faisant de 2025 la deuxième pire saison de l’histoire du pays, après 2023.

En conséquence, « les émissions de carbone ont été plus de deux fois supérieures aux émissions annuelles les plus hautes du Canada ces vingt dernières années », rappelle Mark Parrington, scientifique au Copernicus Atmosphere Monitoring Service (CAMS), basé au Royaume-Uni. Ces pollutions contenant « du carbone, bien sûr, mais aussi des polluants tels que les oxydes d’azote, les oxydes de soufre ainsi que des particules fines », potentiellement nocives pour la santé, ont traversé l’Atlantique et sont arrivées en Europe, précise le chercheur.

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