Listen to the article
Les lames crissent sur la glace de la Max Aicher Arena d’Inzell, petite station de Haute-Bavière (Allemagne), en cette mi-janvier. Dans cet immense « frigo », semblable à un vaisseau spatial, posé au pied des Alpes du Chiemgau, les cinq patineurs de l’équipe de France de vitesse sur longue piste filent sur l’anneau de 400 m au milieu des athlètes étrangers. « Allez les gars, dans deux tours on repart », hurle, chrono en main et un cahier non loin, l’entraîneur tricolore Alain Nègre, au bord de la piste. Timothy Loubineaud, le leader, et ses partenaires Valentin Thiébault, Mathieu Belloir, Giovanni Trébouta et Germain Deschamps se relèvent, puis relâchent quelques minutes leurs efforts avant de repartir pour une dernière session à haute intensité.
Dans leur combinaison intégrale renforcée en Kevlar – pour éviter les coupures –, casque profilé sur la tête, les cinq patineurs, juchés sur leurs lames d’acier d’un gros millimètre d’épaisseur, glissent à près de 60 km/h sur la piste, dans une chorégraphie fluide et harmonieuse. Les Jeux olympiques de Milan-Cortina (du 6 au 22 février) approchent alors à grands pas, un objectif majeur pour les Bleus, qui n’avaient aucun représentant aux JO de Pékin, en 2022.
Il vous reste 76.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





