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Si les propos du chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, sur le fait qu’il fallait « accepter de perdre ses enfants » face à l’éventualité d’une guerre avec la Russie, tenus le 18 novembre, lors du congrès des maires de France, ont suscité l’émoi et une levée de boucliers de la part d’un certain nombre de responsables politiques, il ne relevait pas d’une posture nouvelle de sa part. Ils s’inscrivent par ailleurs dans la droite ligne de déclarations toutes plus alarmistes les unes que les autres, faites par la plupart de ses homologues européens, ces derniers jours.
Dès le 18 septembre, deux semaines seulement après sa prise de fonction, le général Mandon, dont chaque prise de parole est soupesée, avait ainsi déjà livré à ses troupes un long réquisitoire relativement atypique contre le « relativisme ». « Voilà ce que je nous demande : ne pas mentir à nous-mêmes, regarder les choses en face pour être à la hauteur de ce qui nous attend », avait-il déclaré. Le relativisme, avait-il précisé, c’est ce qui fait dire : « Ce n’est pas si grave », « cela n’en vaut pas la peine » et « tout se vaut ».
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9 commentaires
Ces déclarations alarmistes vont-elles renforcer la coopération militaire européenne ou au contraire alimenter le diviser pour mieux régner ?
Ces mises en garde ne risquent-elles pas d’être perçues comme une incitation à la guerre plutôt qu’un appel à la prudence ?
Les propos du général Mandon soulèvent une question cruciale : comment préparer une population à un conflit tout en évitant la psychose ?
Ces déclarations du chef d’état-major des armées français sont effectivement alarmantes, mais reflètent-elles vraiment une réalité imminente ou une stratégie de dissuasion ?
Le ‘relativisme’ évoqué par le général est-il un véritable danger pour la cohésion et la défense nationale ?
La question de la perte civile est tabou, mais les militaires français et européens ont-ils le devoir d’y préparer la société ?
Les homologues européens partagent ces inquiétudes, mais quelles solutions concrètes sont envisagées pour renforcer la sécurité régional ?
Le message du chef d’état-major est dur, mais peut-être nécessaire. La transparence face aux menaces est-elle la seule voie ?
Les quelques extraits donnés suggèrent une approche réaliste, mais est-ce compatible avec līsprit de pacifisme dominant en Europe ?