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La joie, bien sûr. Mais aussi une colère qui ne passe pas, après un an d’incarcération arbitraire d’un écrivain de 80 ans pour ses opinions, et une série de polémiques qui, aux yeux de certains, ont entaché le soutien du milieu intellectuel et politique français à l’auteur de Vivre. Le compte à rebours (Gallimard, comme tous ses livres, 2024).
Tel est le double mouvement qui ressort des premières réactions d’écrivains sollicités par « Le Monde des livres » à l’annonce de la libération de Boualem Sansal, mercredi 12 novembre. Le bonheur pur, qu’exprime le romancier, poète et essayiste italien Erri De Luca, qui déclare : « Je ne peux pas me mettre dans sa peau, mais c’est un peu comme si je sortais avec lui de sa cellule. Si je pouvais lui parler, là, maintenant, que lui dirais-je ? Rien. Je voudrais simplement lui serrer la main. » Et la colère d’une Amélie Nothomb disant – après s’être écriée « Quel soulagement ! » : « J’espère qu’il ne revient pas trop endommagé de cet épouvantable séjour en prison. Son arrestation était tellement abjecte. »
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7 commentaires
Un an d’emprisonnement pour des opinions, c’est une atteinte grave à la liberté d’expression. L’étendue du soutien international montre à quel point cette affaire est importante.
Espérons que cette libération ouvre la voie à d’autres progrès en matière de droits humains.
Toutefois, les polémiques autour de son arrestation montrent que rien n’est jamais simple dans ces affaires.
La colère exprimée par certains auteurs est compréhensible. La justice doit être indépendante de toute opinion politique.
Malheureusement, les abus de pouvoir sont encore trop courants dans certains pays.
L’écrivain Boualem Sansal est enfin libre, une excellente nouvelle, mais comment ne pas pense à d’autres prisonniers politiques ?
C’est vrai, d’autres cas similaires méritent aussi l’attention et une libération rapide.