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Nafissatou Thiam a beau être triple championne olympique, triple championne d’Europe et double championne du monde d’heptathlon, elle méritait une « leçon », de l’avis d’un haut responsable de Belgian Athletics (BA), la fédération nationale d’athlétisme, qui réunit la Ligue nationale francophone de la discipline (LBFA) et son équivalent néerlandophone, Atletiek Vlaanderen.
La « leçon » envisagée par l’ancien lanceur de disque et de poids néerlandais Rutger Smith, coordinateur du haut niveau pour Atletiek Vlaanderen : ne pas inscrire la sportive de 31 ans aux Mondiaux, organisés du 13 au 21 septembre à Tokyo. Le motif ? Le refus de la Wallonne de signer le « code de conduite » qu’entendait lui imposer la fédération. Parrainée par l’assureur Axa et l’équipementier Nike, Nafissatou Thiam ne voulait pas arborer les logos des sponsors de BA, Allianz et Asics lors de la compétition, comme l’exige le texte.
« Alors, nous ne l’inscrirons pas. Donnons-lui une leçon pour que cela ne se reproduise plus », a écrit Rutger Smith dans un courriel daté du 7 août, qui a été divulgué par la presse belge, mercredi 1er octobre. De quoi relancer cette affaire, que l’athlète a très mal vécue. Finalement retenue dans le groupe, Nafissatou Thiam n’a cependant pas été logée avec le reste de la délégation, n’a pas eu accès à la salle d’entraînement et a été privée de l’aide de son kinésithérapeute sud-africain par Belgian Athletics. Bilan : un abandon, en larmes, à l’issue de la cinquième épreuve, samedi 20 septembre, alors qu’elle avait reculé à la huitième place d’une compétition finalement remportée par sa rivale américaine Anna Hall.
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