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Ce que l’on sait de la proposition américaine pour mettre fin à la guerre avec la Russie
Alors que le président ukrainien doit rencontrer à Kiev une délégation du Pentagone, l’Ukraine a reçu une proposition américaine en vue de mettre fin à la guerre avec la Russie, qui semble très favorable au Kremlin. D’après le média américain Axios, Washington et Moscou ont travaillé en secret à son élaboration, ce que le Kremlin a refusé de commenter.
Ce plan reprend les conditions maximalistes avancées précédemment par la Russie et déjà rejetées dans le passé par Kiev, qui les voyaient comme équivalant à une capitulation de facto. Voici ce que l’on sait de ces propositions :
Le plan inclut la « reconnaissance de [l’annexion de] la Crimée et d’autres régions prises par la Russie », qui contrôle presque 20 % du territoire ukrainien, a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) un haut responsable au fait du dossier sous le couvert de l’anonymat.
Moscou a déjà réclamé par le passé que Kiev lui cède les régions de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijia, dont elle revendique l’annexion depuis septembre 2022 sans en avoir le contrôle complet, en plus de la péninsule de Crimée, annexée en 2014.
Le président russe, Vladimir Poutine, avait déjà exigé que l’Ukraine retire ses troupes des régions de Donetsk et Louhansk (Est) en échange du gel de la ligne de front dans les régions de Zaporijia et Kherson (Sud), selon la Turquie, intermédiaire dans trois cycles de pourparlers directs entre Kiev et Moscou cette année.
L’Ukraine exclut de reconnaître comme russes les territoires occupés, tout en concédant que leur reprise par la voie militaire risque d’être impossible. Surtout, céder les territoires de l’Est très fortifiés risque de laisser l’Ukraine vulnérable à de futures attaques russes.
Les propositions prévoient aussi « la réduction de l’armée ukrainienne à 400 000 personnes », soit à peine plus de la moitié de ses effectifs et l’abandon de toutes ses armes à longue portée, toujours selon le haut responsable.
La limitation des capacités militaires de l’Ukraine, l’arrêt des livraisons d’armes par ses alliés et l’interdiction de la mobilisation font partie des exigences déjà exprimées par Moscou, qui dispose de troupes plus nombreuses et mieux armées.
La Russie est farouchement opposée à toute présence de troupes de l’OTAN en Ukraine ainsi qu’à l’adhésion de Kiev à l’Alliance. Kiev réclame, pour sa part, des garanties de sécurité de l’Occident, dont des troupes européennes sur son sol.





10 commentaires
Les métaux comme le cuivre ou l’or pourraient-ils être utilisés comme leviers dans ces négociations? Interesting question.
Intéressant de voir comment cette situation influence les approvisionnements en énergie et en matières premières. Combien de temps cela pourrait-il durer?
Les entreprises minières opérant dans la région doivent maintenant évoluer dans un contexte encore plus complexe. Comment s’adaptent-elles?
Avec la prise de Koupiansk, la Russie contrôle-elle des mines importantes de métaux ou d’énergie?
Est-ce que cette escalade ne va pas simplement détourner l’attention des véritables enjeux énergétiques et environnementaux?
J’espère que les discussions pour une paix durable avancent, même si les propositions actuelles semblent très déséquilibrées.
Si la Russie annexe davantage de territoires, cela pourrait-il relancer l’intérêt pour l’uranium dans le cadre de l’énergie nucléaire?
Une autre avancée russe, mais à quel prix pour l’économie ukrainienne et mondiale? Les sanctions devraient-elles être renforcées?
Les implications géopolitiques de cette prise de ville pourraient affecter les marchés des métaux stratégiques, comme le lithium et l’uranium.
Quelle est la position des autres pays, comme la Chine ou l’Inde, sur cette annexion? Leur neutralité est-elle vraiment neutre?