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Une artificialisation nette égale à zéro en 2050 en Europe est-elle encore réaliste ? Alors que la France assouplit toujours plus sa loi Climat et résilience, que l’Union européenne (UE) n’a assorti sa stratégie pour la protection des sols d’aucune mesure juridiquement contraignante sur le prélèvement des terres, notre enquête collaborative dévoile l’ampleur réelle de la destruction des espaces naturels en Europe.

A l’issue de dix mois d’investigation, le projet Green to Grey, mené par une quarantaine de journalistes et scientifiques de 11 pays et coordonné par le réseau Arena for Journalism in Europe, révèle l’ampleur de la destruction de la nature européenne. Selon nos calculs, l’artificialisation des terres dans l’UE serait deux fois plus importante que les estimations officielles de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE).

Des chiffres « alarmants »

En 2011, dans sa « Feuille de route pour une Europe efficace dans l’utilisation des ressources », Bruxelles s’était donné l’objectif (non contraignant) de réduire l’artificialisation des terres à 800 kilomètres carrés (km2) – soit plus de 100 000 terrains de football – par an.

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