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Deux banderoles blanches pavoisées à l’effigie du pape Léon XIV ont été accrochées aux entrées de l’église Saint-Antoine, sise au milieu de l’immense artère piétonne d’Istiklal, cœur battant d’Istanbul. Plus loin, en face de la nonciature apostolique, ils sont une petite trentaine à assister à la messe du soir de la cathédrale du Saint-Esprit, à peine un peu plus que d’habitude. A quelques heures de l’arrivée du chef de l’Eglise catholique en Turquie, le pays n’a pas l’air de s’émouvoir outre mesure. Seuls les alentours des ruines de la basilique Saint-Néophyte de Nicée, aujourd’hui Iznik, à 90 kilomètres au sud-est de la mégapole du Bosphore, siège du premier concile œcuménique chrétien il y a 1 700 ans et où Léon XIV se rendra vendredi, témoignent d’une certaine animation.
Prévu au départ par le pape François pour le printemps, le voyage en Turquie destiné à marquer l’anniversaire de ce concile fondateur, en 325, a été suspendu en raison de sa maladie, puis de sa mort, avant d’être reprogrammé par le Vatican. Ce choix a été vivement encouragé par Ankara. Le pouvoir islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan et de sa formation, le Parti de la justice et du développement (AKP), a, depuis son accession au sommet de l’Etat en 2003, mis en place une relation particulière avec les minorités non musulmanes de Turquie.
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9 commentaires
Le voyage du pape en Turquie semble marquer une étape importante dans le dialogue interreligueux.
Une visite qui arrive à un moment crucial, bien que les tensions régionales persistent
Dommage que le voyage initial ait été reporté à cause de la santé du pape François. Espérons que cette nouvelle visite face avancer la réconciliation.
C’est effectivement une opportunité à ne pas manquer pour renforcer la coexistence pacifique
Curieux de voir comment la Turquie islamo-conservatrice accueille une telle visite. Les symboles sont forts, mais la réalité est souvent plus complexe.
Tout à fait, les gestes diplomatiques ne remplacent pas les actions concrètes sur le terrain
Intéressant de voir comment les relations interreligieuses évoluent en Turquie, surtout dans un contexte géopolitique tendu.
Oui, c’est un signe encourageant, même si l’impact concret reste à voir
Reste à savoir si ces gestes symboliques se traduiront par des politiques concrètes