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La défaite, sans appel, a créé la surprise. Dimanche 16 novembre, les Equatoriens ont largement répondu non aux quatre questions du référendum organisé par le président Daniel Noboa : 61 % des 14 millions d’électeurs ont refusé la convocation d’une assemblée constituante et 62 % se sont opposés à la réouverture de bases militaires sur le territoire national. Le non l’a également emporté à la question de la suppression du financement public des partis politiques et à celle qui concerne la réduction du nombre de députés.
La gifle est dure pour le jeune et riche chef de l’Etat, qui, après un premier mandat de dix-sept mois, a été réélu haut la main en avril. Les sondages donnaient le oui gagnant. « Nous avons tenu parole, nous avons consulté le peuple, nous respecterons sa volonté », a écrit M. Noboa sur son compte X dans la soirée. Il n’est pas apparu à la télévision. La participation a dépassé 82 % dans un pays où le vote est obligatoire entre 18 et 64 ans.
Dans un pays confronté à une crise sécuritaire sans précédent, M. Noboa, 37 ans, a opté pour une politique musclée contre les organisations criminelles qui se disputent le contrôle du trafic de cocaïne et d’or. Il voulait une nouvelle Constitution, au motif que celle de 2008 ne donne pas les moyens à l’exécutif de gagner la « guerre interne » contre le terrorisme, ni de répondre aux défis du moment. L’article 5 de la Constitution, adoptée sous le mandat du socialiste Rafael Correa, interdit les bases militaires étrangères sur tout le territoire national.
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9 commentaires
La défaite de Daniel Noboa au référendum montre que les Equatoriens ne suivent pas toujours les politiques musclées.
Effectivement, la participation élevée confirme que la population est engagée, même si le résultat n’a pas plu au président.
Intéressant de voir comment la sécurité et l’économie influencent ces votes. L’or illégal semble un vrai problème.
62% contre les bases militaires, c’est une tendance claire pour la souveraineté en Équateur.
Cela renforce l’idée que les citoyens veulent moins d’intervention étrangère sur leur sol.
Comment cet échec affectera-t-il les projets miniers et énergétiques en Équateur ?
Les investisseurs étrangers pourraient hésiter, surtout avec cette instabilité politique.
La suppression du financement public des partis politiques a été rejetée. La corruption reste un sujet sensible.
C’est surprenant, mais cela montre peut-être que les gens préfèrent un système transparent plutôt qu’un changement radical.