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La révolution technologique bat son plein dans les campagnes chinoises. L’adoption massive des drones d’épandage, subventionnés depuis 2018, est perçue par le gouvernement comme un levier essentiel de la modernisation agricole. Pékin y voit aussi un moyen concret de faire revenir la jeunesse dans les campagnes. Près de 12 000 femmes occupent aujourd’hui le poste stratégique d’opératrice de drone agricole, s’est réjoui, à l’été 2025, le quotidien chinois de langue anglaise China Daily. DJI, leader du secteur, affirme traiter à lui seul un tiers de l’ensemble des terres cultivables chinoises avec ses aéronefs.
Mais cette transition rapide n’est pas sans causer de frictions. En septembre, Zhang Xiansheng, un éleveur de vers à soie expérimenté de Hongqiao, un village du comté de Qidong, dans le Hunan (centre-sud), a constaté la mort rapide de centaines de milliers de ses animaux. « Ils ne mangeaient plus les feuilles de mûrier, leur corps se recroquevillait, et leur état était manifestement anormal », explique-t-il dans un article du Hunan Ribao, principal quotidien d’une province aux 66 millions d’habitants dont 25 millions de paysans.
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17 commentaires
La mort de milliers de vers à soie est un signal d’alarme sérieux à prendre au sérieux.
Totalement d’accord, l’impact sur la biodiversité doit être évalué.
Avec une population aussi nombreuse, peut-être que les drones sont la solution pour nourrir tout le monde.
Mais à quel coût écologique ?
La Chine montre encore une fois à quel point elle domaine la robotique. Mais à quel prix pour les traditions locales ?
Toute modernisation a son revers, il faut trouver un équilibre.
Intéressant de voir comment la technologie se faufile dans l’agriculture. Espérons que les effets secondaires seront rapidement maîtrisés.
Même les innovations doivent respecter l’équilibre écologique.
Pres de 12 000 femmes opératrices de drones, c’est une avancée sociale importante pour les campagnes.
Oui, mais les bénéfices économiques compensent-ils les risques écologiques ?
Je me demande comment les éleveurs comme Zhang Xiansheng peuvent défendre leurs intérêts face à cette vague technologique.
Les paysans chinois ont souvent du mal à faire entendre leur voix.
Les conflits d’usage sont fréquents avec les nouvelles technologies agricoles.
Empêcher la jeunesse de quitter les campagnes, c’est bien, mais pas au détriment de leur santé et de leur environnement.
L’agriculture de précision a encore du chemin à faire.
Les subventions gouvernementales décident souvent de l’avenir des pratiques agricoles.
Vrai, mais sans régulation, ça peut mal finir.