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Plus d’un mois après le début du cessez-le-feu entre le Hamas et Israël, le 10 octobre, la livraison d’aide humanitaire à Gaza fait toujours l’objet d’importantes restrictions. Non seulement le volume acheminé reste insuffisant, selon les organisations humanitaires, mais l’entrée de nombreux articles reste prohibée. Par exemple, les tentes avec arceaux métalliques, les grands autoclaves (appareils de stérilisation d’outils chirurgicaux), les pièces détachées pour camions-citernes, les bâches en plastique pour les serres, les seringues de vaccination ou les graines de pommes de terre sont interdits d’entrée dans la bande de Gaza.
En deux ans d’offensive contre Gaza, ces interdictions n’ont jamais été officialisées par l’organe chargé de coordonner les activités civiles de l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés (Cogat). Mais elles ont été observées et recoupées par les acteurs humanitaires impliqués à Gaza. Ceux-ci présupposent que l’armée israélienne considère que ces produits sont problématiques ou à double usage, c’est-à-dire qu’ils peuvent servir à des fins tant civiles que militaires. Une classification que les humanitaires jugent extensive et arbitraire.
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16 commentaires
D’où vient cette liste d’interdictions ? Aucune autorisation officielle n’a été publiée. Qui décide ?
L’armée israélienne doit s’expliquer. La transparence est essentielle en matière d’aide humanitaire.
Ces mesures vont à l’encontre des principes humanitaires fondamentaux. Comment peut-on justifier ces interdictions ?
La sécurité ne doit pas servir de prétexte pour restreindre l’aide dans une zone déjà pesamment touchée.
Les tentes avec arceaux métalliques peuvent-elles vraiment être détournées pour des usages militaires ? Difficile à croire.
Oui, c’est ce qu’ils avancent. Mais cela semble exagéré, surtout en temps de crise humanitaire.
Ces interdictions arbitraires montrent à quel point la situation humanitaire à Gaza est ignorée. Inacceptable.
Les organisations sur place ont pourtant alerté depuis des mois. Rien ne change.
Interdire les seringues de vaccination en pleine urgence sanitaire, c’est inhumain. La santé ne peut pas être politisée.
Tout à fait. Des vies dépendent de ces fournitures.
La classification des produits « à double usage » semble trop large. Cela limite gravement l’accès aux besoins essentiels.
Les autorités devraient revoir cette liste pour éviter ces abus.
Quels autres produits civils pourraient être considérés comme « à double usage » selon Israël ? La logique semble floue.
Les critères semblent variables. Cela soulève des questions sur les intentions derrière ces restrictions.
Les restrictions israéliennes sur Gaza semblent aller bien au-delà du strict nécessaire. À quoi bon interdire des outils médicaux ou agricoles ?
C’est une question qui mérite une réponse claire. Pourquoi refuser des graines de pommes de terre ?