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C’est une nouvelle promesse qui se dessine dans le traitement du cancer du sein triple négatif, le plus difficile à traiter : elle se fonde sur des vaccins thérapeutiques à base d’ARN. Chaque année, en France, environ 9 000 nouvelles femmes sont atteintes de cette tumeur, qui représente 10 % à 15 % de l’ensemble des cancers du sein. Quatre sur dix ont moins de 40 ans lors du diagnostic. Le taux de récidive est important, mais, quand la maladie est diagnostiquée et traitée à un stade encore localisé (dans le sein), la survie à cinq ans est supérieure à 80 %.

Ce cancer est dit « triple négatif », car les cellules tumorales n’expriment pas (ou peu) les trois types de récepteur recherchés dans les tumeurs du sein : les récepteurs aux œstrogènes, à la progestérone et HER2. « L’absence de ces récepteurs rend ce cancer non éligible aux traitements qui les ciblent, telles que les hormonothérapies », note le Collectif Triplettes roses.

La nouvelle stratégie thérapeutique, publiée dans la revue Nature, le 18 février, fait appel à des vaccins personnalisés à base d’ARN messager, développés par la société BioNTech, celle-là même qui a mis sur le marché le premier vaccin contre le Covid-19, avec Pfizer. Mais, ici, l’enjeu est de limiter les rechutes de cancer, en entraînant le système immunitaire à identifier et à attaquer spécifiquement les cellules cancéreuses. Une stratégie qui a déjà livré des résultats prometteurs contre le cancer du pancréas ou le cancer colorectal, notamment.

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