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L’Association de la presse étrangère à Jérusalem (FPA) a salué, dimanche 21 décembre dans un communiqué, la décision de la Cour suprême israélienne de fixer au 4 janvier 2026 la date limite pour qu’Israël réponde à sa requête demandant l’accès des médias à Gaza.
Depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, déclenchée par l’attaque terroriste du mouvement islamiste Hamas, les autorités israéliennes ont empêché les journalistes étrangers d’entrer de manière indépendante dans le territoire dévasté. Israël a seulement autorisé au cas par cas une poignée de reporters à accompagner leurs troupes dans le territoire palestinien sous blocus israélien.
La FPA, qui représente les médias internationaux en Israël et dans les territoires palestiniens et qui compte des centaines de membres dont Le Monde, avait demandé il y a plus d’un an à la justice israélienne de permettre un accès immédiat à Gaza. En janvier 2024, dans un premier avis, la Cour suprême avait suivi le gouvernement. Cette décision a laissé aux seuls journalistes palestiniens encore sur place la tâche d’être les yeux et les oreilles du monde, au péril de leur vie.
Selon l’ONU, qui a de nouveau dénoncé une « interdiction inacceptable », au 1er décembre, plus de 260 reporters avaient été tués dans l’enclave depuis le 7-Octobre. Soit le conflit le plus meurtrier pour des journalistes depuis des années.
« Tactiques dilatoires »
Le 23 octobre, la cour avait tenu une nouvelle audience sur cette requête et avait décidé d’accorder aux autorités israéliennes un mois pour élaborer un plan permettant cet accès. Depuis, la cour a accordé plusieurs prolongations aux autorités israéliennes pour présenter leur plan, mais elle a fixé samedi le 4 janvier comme date limite définitive.
« Si les défendeurs [les autorités israéliennes] ne nous informent pas de leur position d’ici à cette date, une décision concernant la demande d’ordonnance conditionnelle sera prise sur la base des éléments figurant au dossier », affirme la Cour suprême.
La FPA a salué cette dernière directive de la cour. « Après deux années de tactiques dilatoires de la part de l’Etat, nous sommes satisfaits de constater que la patience de la Cour a finalement atteint ses limites », a déclaré l’association. « Nous renouvelons notre appel à l’Etat d’Israël qu’il accorde immédiatement aux journalistes un accès libre et sans entrave à la bande de Gaza. Et si le gouvernement continue d’entraver la liberté de la presse, nous espérons que la Cour suprême reconnaîtra et défendra ces libertés », a-t-elle ajouté.






21 commentaires
Le report jusqu’en 2026 semble improbable. À suivre de près.
La pression internationale pourrait accélérer la mise en œuvre.
Intéressant de voir comment la Cour suprême israélienne évolue sur cette question depuis 2024.
La pression internationale a dû jouer un rôle dans ce revirement.
La situation à Gaza reste très opaque depuis le début des hostilités. Cet accès pourrait enfin éclairer l’opinion publique.
Reste à savoir si les médias autorisés ne subiront pas des restrictions.
Combien de temps encore les citoyens du monde devront-ils dépendre uniquement des reportages palestiniens si dangereux ?
La liberté de la presse est un droit fondamental, même en temps de guerre.
Un pas en avant, mais comment les autorités israéliennes vont-elles justifier ce blocage pendant si longtemps ?
La sécurité invoquée comme prétexte encore une fois ?
Une décision importante qui pourrait enfin permettre une couverture médiatique plus libre et objective de la situation à Gaza.
Mais pourquoi une telle attente jusqu’en 2026 ?
Espérons qu’Israël respectera cette fois-ci l ultimatum.
Les journalistes palestiniens risquent leur vie pour informer le monde, c’est inacceptable de leur part.
Le gouvernement israélien devrait faciliter l’accès pour épauler les reporters locaux.
Espérons que cette ouverture médiatique contribuera à une meilleure compréhension du conflit.
Avec un accès plus large, les manipulations médiatiques pourraient être mieux évitées.
Toujours la même difficulté à accéder à Gaza pour les médias étrangers. Pourquoi tant de méfiance ?
Des intérêts politiques et médiatiques en jeu, probablement.
Finalement, cette décision montre que la justice israélienne peut prendre des positions plus ouvertes.
C’est un début, mais il faudra surveiller la mise en œuvre.