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Quarante-cinq personnes, au moins, seraient décédées après avoir acheté des produits de synthèse et des médicaments illégaux auprès d’un site en ligne néerlandais, Funcaps.nl. Et ce ne serait que « la partie émergée de l’iceberg », expliquait, lundi 17 novembre, le ministère public lors de l’audience introductive du procès intenté aux deux propriétaires de la boutique en ligne, créée en 2016 à Zwolle, dans le nord des Pays-Bas. C’est la première fois dans l’histoire judiciaire du pays que ces produits, aussi appelés « nouvelles substances psychoactives », sont soupçonnés d’avoir causé des décès.
Jordy van W. et Stefan P., deux trentenaires, ont été arrêtés en août et placés en détention provisoire en vue de leur procès, qui devrait se tenir en février 2026. Lundi, devant le tribunal qui était appelé à se prononcer sur leur maintien en détention, le procureur leur a reproché de « faire commerce de la misère humaine ». Ils auraient gagné des millions grâce à leur boutique, qui visait prétendument à procurer « le plus simplement possible » à leurs clients les moyens de trouver « plus d’euphorie, d’énergie, de détente, de plaisir et de couleur ». Le tout sans autorisation, pour des substances jugées potentiellement mortelles. Les prévenus risquent une peine de quinze à trente années de prison.
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7 commentaires
Des millions de profits sur le dos de la souffrance. Difficile de trouver plus immoral.
Une avidité décomplexée, comme souvent dans ce genre de trafic.
Une affaire tragique qui soulève des questions sur la régulation des substances psychoactives en ligne. Comment mieux protéger les consommateurs ?
Les autorités néerlandaises semblent prendre l’affaire au sérieux, espérons que cela serve de leçon.
Il est crucial que les législateurs agissent vite pour empêcher ce genre de trafic en ligne.
Un cas choquant, surtout sachant que ces produits ont été vendus comme sources de plaisir et d’énergie. On ne mesure jamais assez les risques.
Exact, la malveillance ou l’incompétence nécessitent des réponses judiciaires fortes.