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La Cour suprême du Brésil a rejeté une demande d’assignation à résidence pour raisons de santé de l’ancien président Jair Bolsonaro, incarcéré pour une tentative de coup d’Etat, selon une décision de justice publiée jeudi 1er janvier.
Ses avocats avaient déposé la veille la requête de Jair Bolsonaro qui a subi, à 70 ans, une opération d’une hernie inguinale le 25 décembre et une autre intervention chirurgicale pour traiter ses crises de hoquet récurrentes.
« Contrairement à ce qu’affirme la défense, l’état de santé de Jair Messias Bolsonaro ne s’est pas aggravé », a estimé le juge Alexandre de Moraes dans sa décision. Jair Bolsonaro a quitté, jeudi, l’hôpital de Brasilia où il était hospitalisé depuis plus d’une semaine pour retourner en prison, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse.
L’ancien président d’extrême droite (2019-2022) purge une peine de vingt-sept ans de prison pour avoir orchestré une opération destinée à le maintenir au pouvoir, après sa défaite face à Luiz Inacio Lula da Silva lors de l’élection de 2022. Déjà inéligible avant son procès, M. Bolsonaro a toujours nié tout projet de coup d’Etat et crié à la « persécution politique ».
Séquelles d’une agression au couteau
Emprisonné depuis novembre, Jair Bolsonaro souffre depuis des années des séquelles d’un coup de couteau à l’abdomen qu’il a reçu lors d’un meeting électoral en 2018 et qui a nécessité plusieurs interventions chirurgicales. Cette hospitalisation de neuf jours était sa première sortie depuis son incarcération.
Sa défense fait valoir que l’état de santé de l’ancien président s’est aggravé depuis que le tribunal a rejeté une demande similaire d’assignation à résidence « humanitaire » il y a quelques semaines.
Les médecins affirment qu’en plus de ses crises inhabituelles de hoquet, il souffre d’apnée du sommeil sévère, de gastrite, d’œsophagite et d’autres affections. Mais le juge Moraes a estimé qu’il y avait « une amélioration de l’état clinique des malaises qu’il ressentait (…) comme l’indique le rapport de ses propres médecins » de cette semaine.
Le sénateur Flávio Bolsonaro, fils aîné de l’ancien président, a estimé sur X que la décision de la Cour suprême constituait une « torture » pour son père.





