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Le blanchiment de l’histoire s’achève. Près de cinq ans après la tentative de coup d’Etat multiforme, qui a conduit à l’assaut du 6 janvier 2021 au Capitole par ses partisans, la dernière enquête mettant en cause Donald Trump est officiellement close. Ainsi en a décidé sans surprise, en Géorgie, un juge du comté de Fulton. Il a validé les conclusions exposées par le nouveau procureur, en charge du dossier depuis peu, après la mise à l’écart de Fani Willis.
Ce magistrat, Peter Skandalakis, a justifié son incapacité à poursuivre l’enquête par des arguments aussi juridiques que matériels. Selon lui, « il n’existe pas de perspective réaliste de voir un président en exercice contraint de comparaître en Géorgie pour la tenue d’un procès sur les allégations contenues dans cette inculpation ». Pour autant, le magistrat ne lave nullement Donald Trump de tout soupçon. Il confirme que « la stratégie conçue à Washington pour contester l’élection présidentielle de 2020 est rapidement passée d’un effort juridique légitime en une campagne qui a culminé, au bout du compte, avec une attaque contre le Capitole, entreprise pour empêcher le vice-président [Mike Pence] de mener à bien son devoir officiel de comptage des grands électeurs. »
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11 commentaires
Fermer le dossier sans inculper Trump ne signifie pas qu’il n’a pas été impliqué. C’est une décision qui laisse plus de questions que de réponses.
Exactement, le juge a même reconnu que la stratégie avait dégénéré en campagne d’attaque.
Un président peut-il vraiment être tenu responsable de ses actions une fois son mandat terminé ? Cette question mérite une réponse claire.
C’est précisément le genre de question que la justice devrait trancher, pas un juge aux motivations floues.
Une décision qui relance le débat sur l’immunité des anciens présidents. Combien de temps encore verrons-nous nos anciens dirigeants échapper à la justice ?
C’est un argument juridique qui se retourne souvent contre la transparence politique.
Cette affaire montre une fois de plus les limites du système judiciaire face aux puissants.
C’est troublant de voir comment une enquête peut être close aussi rapidement. On se demande vraiment ce que contiennent ces dossiers.
Les détails seront sans doute étouffés au nom de l’unité nationale.
Le juge a fait pression pour la tranquillité politique, pas pour la justice. Dommage de voir tant d’arguments matériels prendre le pas sur la vérité.
Tant qu’on ne pourra pas obliger les leaders à rendre des comptes, la démocratie restera fragile.