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Derrière les barreaux depuis mars 2024, l’ancien ministre de l’économie et de la planification cubain, Alejandro Gil Fernandez (2018-2024), affronte enfin son procès pour espionnage et corruption, devant le Tribunal suprême populaire de La Havane. L’ancien ministre et sa famille avaient demandé la tenue d’un procès public, retransmis par la télévision officielle. Mais c’est à huis clos que l’audience s’est ouverte, mardi 11 novembre, devant la Chambre des délits contre la sécurité de l’Etat, et pour l’instant rien n’a filtré des premiers débats.

Celui qui fut également le vice-premier ministre de l’île pendant cinq ans était jusqu’à sa destitution, en février 2024, un proche du président Miguel Diaz-Canel ; une amitié ancienne entre les deux hommes, puisque le président a été son directeur de thèse. En mars 2024 cependant, le chef d’Etat répudiait le comportement de son ancien élève et justifiait son emprisonnement dans un communiqué : « A la suite d’une enquête rigoureuse, de graves erreurs ont été constatées dans l’exercice de ses fonctions. Conformément à l’éthique de la révolution cubaine, le gouvernement maintient une tolérance zéro face à la corruption. »

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15 commentaires

  1. Camille Bernard le

    Intéressant de voir que même dans un régime comme celui de Cuba, la lutte contre la corruption peut être menée jusqu’au plus haut niveau.

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