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Un juge fédéral américain a ordonné, mercredi 12 novembre, la libération sous caution de centaines de personnes arrêtées par la police de l’immigration (ICE) depuis septembre dans l’Etat d’Illinois, notamment dans la région de Chicago, donnant ainsi raison aux avocats de quelque 600 personnes contestant la légalité de leur arrestation.
Il a conclu que ces arrestations avaient été réalisées sans motif raisonnable ni mandat, rapportent plusieurs médias, dont le Chicago Tribune. En conséquence, il a annoncé qu’il ordonnerait la libération sous caution de 1 500 dollars (environ 1 290 euros) et de mesures de contrôle, comme le bracelet électronique, de tout détenu ne présentant pas un risque de sécurité.
Le ministère de la sécurité intérieure a dénoncé cette décision sur X : « Maintenant, un juge militant met directement en danger la vie des Américains en ordonnant que 615 étrangers clandestins soient remis en liberté. »
Nouveau revers pour l’administration Trump
Cette décision a été rendue alors même que le ministère de la sécurité intérieure, dont dépend l’ICE, s’était targué ce même jour d’avoir, grâce à cette opération, « provoqué une chute historique de la criminalité dans le Chicago de J. B. Pritzker et de Brandon Johnson », en référence au gouverneur de l’Illinois et au maire de la ville, tous deux démocrates. Elle représente un nouveau revers judiciaire pour l’administration Trump en Illinois, où un tribunal puis une cour d’appel fédérale avaient suspendu, en octobre, le déploiement des militaires de la garde nationale à Chicago et dans sa région.
En septembre, l’administration américaine avait lancé une opération de la police fédérale de l’immigration, baptisée « Midway blitz », visant « les immigrés illégaux criminels qui terrorisent les Américains » dans l’Illinois et sa principale ville Chicago.
Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une « invasion » des Etats-Unis par des « criminels venus de l’étranger » et communiquant abondamment sur les expulsions d’immigrés. Depuis juin, il avait ordonné le déploiement de la garde nationale à Los Angeles, Washington et Memphis, à chaque fois contre l’avis des autorités locales démocrates.





11 commentaires
Intéressant de voir comment un juge peut contester directement les actions de l’ICE. Est-ce un précédent pour d’autres cas similaires ?
C’est possible, surtout si d’autres juges suivent cette logique dans leurs décisions.
La réaction du ministère de la sécurité intérieure montre une tension persistante entre les tribalismes politiques et la justice.
Cette affaire illustre clairement les tensions entre l’exécutif et le judiciaire sur les questions d’immigration.
Les bracelets électroniques et les cautions semblent être des mesures équilibrées, mais qu’en pensent les proches des détenus ?
Les proches doivent probablement y voir une solution temporaire, même si elle reste intrusive.
Une décision qui pourrait avoir des répercussions au niveau national si d’autres tribunaux adoptent la même approche.
Les tribunaux fédéraux devront peut-être s’aligner ou se positionner différemment, mais rien n’est certain.
C’est une décision importante qui soulève des questions sur les méthodes d’arrestation de l’immigration. Comment cette décision pourrait-elle affecter les politiques futures ?
Cela dépendra aussi des prochaines élections et de la sensibilité des législateurs sur ce sujet.
Les politiques pourraient devenir plus strictes ou plus transparentes, selon la réaction des tribunaux et du public.