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Une assemblée de femmes, le spectacle adapté du texte d’Aristophane et accueilli par Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil à Paris, est né en 2021. Créé à Jérusalem, joué par huit comédiens et comédiennes palestiniens, il date d’avant l’attaque terroriste du 7 octobre 2023 par le Hamas. D’avant la destruction de Gaza par l’armée israélienne. D’avant le plan de paix de Donald Trump, la libération des otages israéliens et de prisonniers palestiniens.

Sans l’avoir prémédité, le spectacle se voit percuté de plein fouet par une actualité qui trouble la réception du spectateur et ne quitte pas les pensées des interprètes en scène : « Même si notre spectacle ne parle pas frontalement de ce qui se passe depuis 2023, nous représentons la Palestine. Nous la transportons avec nous, tout le temps, jusque dans notre art », explique Shaden Saleem.

Pour cette actrice de 39 ans, « on ne voit la Palestine que par les yeux de la guerre et du génocide. On pense que les Palestiniens sont uniquement des héros, ou alors des martyrs. Mais ce sont aussi des gens normaux qui aiment, mangent, dorment, vivent. » A son côté, la comédienne Ameena Adileh, 28 ans, acquiesce : « Le théâtre met le focus sur ce que sont les femmes, loin de ce que le public peut voir dans les médias. »

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