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Les dispositifs intra-utérins (DIU), ou stérilets, sont « une excellente méthode de contraception », relève Isabelle Yoldjian, directrice médicale à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Pour autant, ils ne sont pas tous équivalents en matière de rapport bénéfice-risque. Selon une étude française, publiée le 25 novembre 2025 dans le New England Journal of Medicine Evidence, les femmes porteuses du stérilet hormonal le moins dosé, Jaydess (laboratoire Bayer), présentent un risque de grossesse extra-utérine (GEU) multiplié par deux à quatre, par rapport aux femmes qui ont choisi d’autres stérilets.
« Ce risque reste cependant très inférieur au risque de GEU chez des femmes sans aucune contraception », nuance l’épidémiologiste Mahmoud Zureik, qui a coordonné cette étude en tant que directeur d’Epi-Phare, groupement chargé de réaliser des études de pharmaco-épidémiologie sur la population française à partir des données de remboursement de l’Assurance-maladie.
En France, le laboratoire Bayer a stoppé la commercialisation de ce dispositif le 27 novembre 2024. Mais « il est possible que certains stérilets [Jaydess] soient encore disponibles dans des pharmacies de ville jusqu’en février 2027 », avertit l’ANSM. Au total, 55 000 à 60 000 femmes sont actuellement porteuses d’un DIU Jaydess.
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13 commentaires
Sans surprise, même les méthodes les moins dosées en hormones ne sont pas exemptes de risques. Jaydess l’a payé cher.
On voit encore que les études post-commercialisation sont cruciales.
C’est le récit classique des effets secondaires sous-estimés au départ.
La fin de commercialisation du Jaydess montre que les autorités prennent ces résultats au sérieux.
Oui, mais j’espère que toutes les alternatives ont été évaluées correctement.
Les femmes doivent être informées de tous les risques potentiels. La transparence est la clé.
Absolument, surtout pour un dispositif aussi invasif.
Ça rappelle l’importance du consentement éclairé en santé.
Une étude qui change la donne. Il faudra surveiller comment les autres DIU hormonaux sont perçus dorénavant.
C’est sûr, cette publication va relancer le débat autour des DIU.
Cette étude soulève des questions sur la sécurité des dispositifs contraceptifs hormonaux. Le risque accru de grossesses extra-utérines est une préoccupation majeure.
Mais le risque reste bien inférieur à celui des femmes non protégées, donc ça reste rassurant.
Exactement, c’est pourquoi il est essentiel de discuter avec son médecin avant de choisir une méthode.