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DISNEY+ – À LA DEMANDE – SÉRIE
Il y a les héros qui tapent sur les autres – Rambo, Dirty Harry – et ceux qui se font taper dessus, à l’instar de Philip Marlowe. Lee Raybon, le protagoniste de The Lowdown, est de ces derniers, petit-neveu du privé de Raymond Chandler, un garçon peu soucieux de sa propre santé, toujours prêt à se jeter le coup de trop derrière la cravate ou à prendre un coup de trop derrière la tête.
Le monde a changé depuis l’âge d’or du roman noir américain ; plutôt que d’exercer la profession de détective à Los Angeles, il enquête à Tulsa (Oklahoma) pour des publications locales – un magazine aux aspirations littéraires et un de ces tabloïds que l’on trouve à la caisse des supermarchés. Notre héros (en tout cas c’est comme ça qu’il se voit, comme un héros) se définit comme truthstorian, mot-valise composé de « vérité « et « historien ».
Lee Raybon est né de la fertile imagination de Sterlin Harjo, créateur de la série et réalisateur de la majorité des épisodes. The Lowdown est sa deuxième série après Reservation Dogs, chronique bouleversante et drolatique (et toujours disponible sur Disney+) du passage à l’âge adulte d’une bande d’adolescents amérindiens grandis dans une réserve de l’Oklahoma. Dans la bouche des native Americans (Amérindiens aux Etats-Unis) et des Afro-Américains qui croisent Lee Raybon revient toujours la même expression : « a white boy who cares » (« un garçon blanc aux bonnes intentions »). Sterlin Harjo, qui est lui-même de sang séminole et muskogee (deux des nations indigènes déportées par le gouvernement des Etats-Unis vers l’Oklahoma), porte sur son personnage un regard tendre et impitoyable, tout en faisant un parfait truchement pour explorer les mystères de Tulsa.
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14 commentaires
Ethan Hawke joue un détective peu conventionnel dans une ville qui l’est tout autant. Très vraie ambiance des années 30.
On a l’impression que le réalisme est le maître-mot de la série.
On sent l’influence de Chandler dans l’écriture, c’est bien joué.
Oui, mais avec une touche moderne qui rafraîchit le classique.
La description fait penser à un mélange des genres noir et western, un style que j’apprécie.
Oui, un mélange audacieux qui peut bien fonctionner.
Les séries explorant les médias locaux sont fascinantes, ça change des gros titres internationaux.
C’est vrai, ça donne une perspective plus intime et réaliste.
Le titre The Lowdown fait clairement référence à l’argot des journaux, c’est bien vu.
Pourquoi diable choisir Tulsa comme cadre ? C’est la première fois que je vois une série s’aventurer là-bas.
Peut-être pour rompre avec les clichés hollywoodiens.
C’est justement ce qui rend la série originale.
J’espère qu’ils vont approfondir le personnage de Lee Raybon, il a l’air fascinant.
Il n’est clairement pas un détective ordinaire, ça ouvre des perspectives intéressantes.