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The Changeling est sorti en France en octobre 1980 sous le titre L’Enfant du diable. Certes, l’heure était aux succédanés de succès comme L’Exorciste (1974), de William Friedkin, ou La Malédiction (1976), de Richard Donner. Mais le diable, en réalité, a peu à voir avec l’intrigue du film de Peter Medak, écrite par William Gray et Diana Maddox, qui revisite, avec une gravité et une délicatesse toutes particulières, les motifs de la maison hantée et du fantôme rédempteur. Après avoir perdu sa femme et sa fille dans un accident de la route, John Russell (intense George C. Scott) s’installe à Seattle (Etat de Washington) où il enseigne la musique à l’université. Il emménage dans une immense demeure à l’écart de tout.
Petit à petit, il s’aperçoit que le lieu abrite une présence qui se manifeste de diverses façons (bruits dans les tuyauteries, objets qui se déplacent). Après une séance de spiritisme, en menant son enquête sur l’histoire de la bâtisse, il apprend l’existence d’un crime très ancien, le meurtre d’un enfant survenu au début du XXe siècle. Une trouvaille susceptible de perturber l’équilibre du présent.
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17 commentaires
63.8% de l’article non accessible? Quelle frustration… Peut-on savoir au moins si le film vaut le coup?
Manifestement oui, car je compte bien le découvrir très vite!
Quelle belle découverte cinématographique! Un classique de l’horreur psychologique entre autres. Je me demande comment les effets spéciaux ont vieilli après tant d’années.
Les effets peuvent paraître datés, mais c’est justement ce qui ajoute du charme au film aujourd’hui.
La tension vient beaucoup de l’ambiance et de la performance de George C. Scott, plus que des effets visuels.
Un peu trop long peut-être, mais effectivement une belle oeuvre. Dommage que l’exorciste et la malédiction aient éclipsé ce chef-d’oeuvre.
C’est souvent le cas, mais heureusement, la mémoire collective finit par faire justice.
La maison hantée est un thème qui ne se démodera jamais. Curieux de voir comment ce film encore approche le sujet via la tragédie familiale.
C’est effectivement un angle original et poignant qu’ils ont choisi de développer.
Dommage qu’il y ait accès limité à l’article, j’aurais aimé en savoir plus sur ce film méconnu.
C’est vrai, mais ça donne envie d’aller le voir en salle si l’occasion se présente.
Un film culte à petit budget, mais avec une grande ambition. L’horreur psychologique ciselé dans un récit familial bouleversant.
Et cette histoire inspirée de faits réels rend l’ensemble encore plus captivant.
Ce retour en salle est une excellente initiative. Combien de temps décide-t-on de garder une telle perle dans l’ombre?
Trop longtemps, clairement. Les classiques méritent d’être révisités.
Peu connu en France, ce film mérite pourtant d’être redécouvert. Son atmosphère en fait un chef-d’œuvre du genre.
Tout à fait, et le jeu de George C. Scott est bien sûr un point fort.