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Le Théâtre des Champs-Elysées présentait, lundi 3 novembre, avec La Damnation de Faust, de Berlioz, la première des productions lancées par le nouveau patron de la grande salle parisienne, Baptiste Charroing. Conspuée brièvement dès le baisser de rideau à l’entracte, la metteuse en scène, Silvia Costa, serait-elle, à l’instar de Marguerite, sauvée in extremis ? La dernière partie a beau se dérouler dans un tribunal avec des musiciens en tenue noir et blanc de juges et d’avocats, le procès est bien dans la salle. Et le verdict sans appel : les huées quasi unanimes et le sourire contraint des artistes à la fin du spectacle seront pénibles à voir et à entendre.

Mais pourquoi diable avoir ainsi pactisé avec l’hybride et monstrueux chef-d’œuvre d’un Berlioz visionnaire, qui construisit, en pleine « faustmania » héritée de la traduction nervalienne du Faust de Goethe, son propre mythe, non pas sur le mode narratif de l’opéra, mais sur celui, séquencé, allusif, élidé, de ce qu’il désigne comme une « légende dramatique » ? Autant dire un pavage de scènes bucoliques, diaboliques et amoureuses, cimenté d’interventions chorales, de danses, d’apparitions, exposant entre tableaux et visions une musique à la fois sublime et déstabilisante.

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