Listen to the article
Après Bob Dylan et Neil Young, il semble que ce soit opération archives ouvertes également du côté de Bruce Springsteen. Trois mois seulement après avoir publié Tracks II : The Lost Albums, imposant coffret renfermant des « albums perdus » au cours de la période 1983-2018, le rockeur américain continue de remonter le temps. Il s’arrête cette fois à l’hiver 1981 qui le vit s’isoler dans un ranch de Colts Neck (New Jersey) pour enregistrer les chansons folk et rockabilly de son sixième opus, Nebraska, paru en septembre 1982.
Une œuvre au noir austère, culte chez les fans et méconnue du grand public. Enfin, plus pour longtemps, puisque cette édition augmentée en cinq volumes précède la sortie du film de Scott Cooper Springsteen : Deliver Me From Nowhere (en salle le mercredi 22 octobre) avec l’acteur Jeremy Allen White dans le rôle-titre. Basé sur le livre du critique et musicien Warren Zanes, Deliver Me From Nowhere The Making of Bruce Springsteen’s Nebraska (Crown, 2023, non traduit), le biopic se focalise sur ce qui a pu s’apparenter à un suicide commercial : célébré comme le nouveau messie du rock après la triomphale tournée accompagnant en 1980 et 1981 le double album The River, Springsteen, à l’aube de la trentaine, aurait dû étendre sa domination. C’est du moins ce qu’escomptait sa maison de disques Columbia Records, qui avait pourtant envisagé de lui rendre son contrat quelques années plus tôt…
Il vous reste 69.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.









8 commentaires
Ce retour aux archives montre à quel point Bruce Springsteen a une carrière dense et variée. Un bilan qui laisse rêveur.
C’est sûr, chaque période a son style. On pourrait en tirer des leçons pour d’autres artistes.
Springsteen a toujours eu cette capacité à explorer des styles différents. Nebraska marque un tournant dans sa carrière, enfin découvert par le grand public.
Pourquoi est-ce que ce film sort seulement maintenant ? Les droits d’auteur étaient bloqués, ou juste une question de timing ?
La micro-cassette semble encore inspirer des chroniqueurs, en tout cas ça fait parler ! Dommage que le sujet soit un peu court, j’aurais aimé plus de détails.
C’est vrai, le format est un peu restrictif. Maybe les archives живоRequire plus d’espace ?
LEquals artPlus vaut plus important que le côté commercial. Nebraska prouve que l’authenticité paie, même si ça a failli leur coûter cher à l’époque.
On voit bien comment certains albums décollent grâce à la rumeur. Dommage, parce que Nebraska méritait plus d’attention dès le début.