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Le droit l’a emporté sur la morale qui voudrait qu’un crime avoué ne reste pas impuni. L’arrêt rendu vendredi 16 janvier par l’assemblée plénière de la Cour de cassation constate la prescription du meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti, survenu en 1986 et avoué, trente-six ans plus tard, en 2022 par Yves Chatain, le propriétaire de l’immeuble à Pontcharra (Isère) devant lequel la jeune femme avait disparu en allant livrer des journaux.

En conséquence, Yves Chatain ne peut être poursuivi ni jugé pour ce crime qu’il a reconnu, et dont la preuve a été établie, puisque ses indications ont permis de retrouver des fragments crâniens appartenant à la jeune femme. « Constater la prescription est une décision lourde. Elle peut être difficile à comprendre, en particulier pour les parties civiles. La Cour en est consciente. Elle doit toutefois assurer son rôle d’application des règles de droit », a tenu à préciser le premier président, Christophe Soulard.

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