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FRANCE.TV – À LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE

Cheveux courts et visage nu, Lio ouvre le portrait qui lui est consacré par Tristan Le Guillou sans masque. Un visage qui raconte la lente libération d’une femme, « mi-baby doll mi-lolita », qui « jouait à la chanteuse » au début de sa carrière. « C’était plus grand que la dînette ! Mais je n’étais pas une lolita. Donc cela m’a stupéfiée qu’on veuille que cela perdure. Il y avait de l’abus tout le temps. »

A 63 ans, Lio – Vanda Maria Ribeiro Furtado Tavares de Vasconcelos de son vrai nom – a conservé l’effronterie qui perçait chez elle à 16 ans et demi, lorsqu’elle déboula sur le plateau télévisé du « Collaro Show » en 1980 pour chanter Banana Split. Des millions d’exemplaires vendus. Et avec le succès, l’emprise d’un système qui se délecte de la candeur pervertie. Cette chanson à l’ambiguïté sexuelle affichée, à l’instar des Sucettes de Gainsbourg pour France Gall (1966), « participe du fantasme pédocriminel », analyse Carole Boinet, directrice de la rédaction des Inrockuptibles. La suite est à l’avenant : télé où elle danse en culotte et caraco de soie (Amoureux solitaires), ramenée à un statut d’écolière : « Tu as eu un mot de tes parents pour t’excuser de ne pas être venue plus tôt ? »

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