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Un ancien immeuble de bureaux, dans une rue silencieuse de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) : Victor Garel y partage un atelier avec d’autres artistes. La moquette d’un vert sombre administratif a pali et est désormais parsemée de petites taches de peinture. Les fenêtres donnent sur une ruelle pavée et une voie ferrée où ne passent que rarement des trains, observe l’artiste. Les occupants du lieu ont délimité leurs ateliers respectifs en collant des bandes adhésives au sol. Celui de Garel est au fond à gauche, dans le coin. Il y a dressé une cloison pour supporter la très grande toile à laquelle il travaille.
Au centre, une figure féminine en bleu et jaune se tient droite, les bras croisés, le visage sévère. Dans son dos, un homme en pull vert a cinq bras, qui tous se terminent par un gant de boxe rouge. Devant lui, de taille plus réduite, à l’inverse de ce qu’exigerait la perspective, un adolescent avance en tirant une raie par la queue. Un autre est à genoux sur le sol, le toit d’une maison reposant sur son dos. Un autre encore téléphone, l’air terriblement malheureux ou angoissé. Un autre encore semble avoir été percé par l’une des flèches qui jaillissent on ne sait comment ni d’où… Pas plus que l’on ne sait pourquoi un carrousel de petits avions tourne autour de ce groupe. S’imposent immédiatement l’intensité des couleurs et la complexité de la composition et, donc, de tout essai d’interprétation.
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13 commentaires
Le travail de Victor Garel mêle couleurs vives et scènes surréalistes. On sent une forte expression émotionnelle à travers son œuvre.
Cette utilisation des couleurs est saisissante. On dirait qu’il capture l’essence de chaque personnage.
C’est vrai que le mélange de tons bleus, jaunes et verts crée une atmosphère très particulière.
Un atelier partagé doit être un lieu d’échange autant que de création. J’imagine les discussions passionnées autour de ce projet.
Effectivement, le partage d’idées est essentiel. Cela doit enrichir chaque artiste.
J’ai du mal à comprendre la perspective dans cette toile. Pourquoi l’adolescent est-il plus petit que les autres personnages ?
Est-ce que les bandes adhésives au sol sont devenues une part intégrante de l’espace créatif ou bien une simple démarcation pratique ?
Beaucoup de symbolisme dans ce tableau. Les personnages semblent porter des fardeaux visibles et invisibles. Le message est fort.
C’est une interprétation puissante. On dirait que chaque personnage porte une part de la vie de l’artiste.
Les gants de boxe semblent évoquer la violence ou la défense. Qui ou quoi protège cet homme aux cinq bras ?
Saint-Ouen me rappelle souvent d’autres villes où l’art et l’industrie coexistent. Les ateliers partagés doivent être inspirants.
Oui, c’est un cadre intéressant. Les artistes doivent s’inspirer des trains et des rails qu’ils voient depuis leur fenêtre.
Les taches de peinture sur la moquette verte ajoutent un cachet particulier. Beaucoup d’ateliers gardent les traces des œuvres passées.