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Il est 2 h 30 du matin, dans un club en sous-sol, près de la tour Montparnasse, à Paris. Cinq DJ martiniquais enchaînent à un rythme effréné les derniers tubes de shatta, un genre inventé sur leur île, dérivé du dancehall jamaïcain (le reggae numérique né dans les années 1990). Trente à cinquante secondes par morceau, pas plus, la durée d’une vidéo sur TikTok.

Avant d’être mis en avant sur le réseau social, le shatta avait d’abord été diffusé, au milieu des années 2010, sur le site de partage de musiques SoundCloud. La basse de ce rythme caribéen est imposante et omniprésente ; les paroles, en français et en créole, sont souvent coquines. Dans la salle du Redlight, le public, des vingtenaires antillais et métropolitains, connaît les refrains par cœur, qu’il chante en hurlant. « Clap, clap, clap, je parle pas d’applaudissements », ironisent ainsi Natoxie et TKD, en faisant référence au bruit d’un fessier en plein twerk.

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6 commentaires

  1. Intéressant de voir comment les réseaux sociaux comme TikTok peuvent propulsé des genres musicaux locaux. Le shatta a l’air d’être très rythmé et énergique !

  2. Camille Dubois le

    Les références coquines dans les paroles rappellent d’autres genres comme le dancehall. Est-ce que les thèmes abordés sont toujours similaires ?

  3. On dirait que le shatta gagne en popularité en dehors de la Martinique. Comment ce genre musical pourrait-il influencer d’autres scènes musicales en Europe ?

  4. Claire L. Durand le

    Le mélange de français et de créole donne un style unique. J’aimerais entendu un échantillon pour mieux comprendre cet univers musical.

  5. C’est fascinant de voir comment un genre musical peut évoluer et se répandre aussi rapidement. Est-ce que d’autres artistes antillais ont adopté ce style ?

  6. Louis Q. Robert le

    Les clubs parisiens semblent adopter rapidement les nouvelles tendances. Est-ce que le shatta pourrait devenir un phénomène durable ou restera-t-il une mode éphémère ?

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