Listen to the article
L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
Du documentaire à la fiction, nombre d’œuvres ont abordé, en dix ans, les attentats du 13 novembre 2015. Dans La Vie de château, mon enfance à Versailles, film d’animation tout public, ce thème, bien que central, n’est pas écrasant. Ses évocations se logent dans les décors parisiens : les gerbes de fleurs à terre, « Fluctuat nec mergitur » (la devise de Paris) et « Paris est une fête » tagués dans un élan de vie et de résistance sur les murs. Elles résonnent immédiatement dans le cœur des spectateurs comme des personnages, ceux qui restent et doivent bien faire leur deuil. A commencer par Violette, l’héroïne de 8 ans, qui est devenue brutalement, cette nuit-là, orpheline et pupille de la nation. Un terme dont la polysémie lui rappelle plus volontiers l’œil oudjat, elle qui se passionne pour l’Egypte, qu’un quelconque statut.
L’enfant qui a grandi dans le quartier de la place de la République, en plein cœur des terribles événements, doit emménager avec son oncle, Régis, qu’elle n’a jamais vraiment connu, factotum au château de Versailles. Le quadragénaire, bourru et emprunté, est habitué à la vie en solitaire depuis qu’il a coupé les ponts avec ses parents. La petite fille en colère ne pense qu’à fuguer. Toux deux vont devoir surmonter leur peine d’avoir perdu une mère et une sœur, s’apprivoiser et dépasser les fractures familiales, les éloignements, les « problèmes de grands qui deviennent souvent ceux des enfants », selon les termes de Violette.
Il vous reste 58.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.











12 commentaires
J’espère que ce film saura rendre hommage aux victimes avec justesse, sans tomber dans le spectacle.
Intéressant de voir comment l’animation peut rendre accessibles des sujets aussi lourds à des enfants.
La relation entre l’oncle et la nièce promet d’être touchante. Comment ces deux-là vont se reconstruire ensemble ?
Le château de Versailles, cadre inhabituel pour un film sur le deuil. Pourquoi ce choix ?
Quel rôle joue l’oncle dans cette histoire ? Est-il un pilier ou juste un personnage de passage ?
Il semble être un personnage complexe, avec ses propres blessures à panser.
Son passé et sa relation avec les parents de Violette doivent jouer un rôle clé.
Les symboles de Paris, comme Fluctuat nec mergitur, sont intemporels. Ils doivent résonner fort dans ce contexte.
Un sujet difficile, mais traité avec subtilité, semble-t-il. J’ai hâte de le découvrir.
Les références à l’Égypte anciennes dans ce contexte moderne ajoutent une touche poétique au récit.
Un documentaire sur le 13-Novembre qui aborde le deuil avec douceur, à travers le regard d’une enfant. Une approche originale.
Les attentats du 13-Novembre ont marqué toute une génération. Ce film semble être une belle plage pour en parler.